L’épisode 5 de A Knight of the Seven Kingdoms a surpris les spectateurs avec un flashback inattendu au beau milieu du très attendu Trial of the Seven. Le showrunner Ira Parker a expliqué ce choix narratif audacieux qui risquait de frustrer une partie du public.
Le pari risqué d’un flashback en pleine action
Quand Ser Duncan s’effondre dans la boue après avoir pris un coup de masse d’étoiles en pleine tête, l’épisode bascule soudainement vers un flashback. Un choix que l’équipe créative avait planifié « très tôt » selon Ira Parker, co-créateur et showrunner de la série, dans une interview accordée à Entertainment Weekly.
Cette séquence nous ramène aux origines de Dunc dans les bas-fonds de Flea Bottom, sa rencontre avec Ser Arlan of Pennytree et ses débuts comme écuyer. Un retour en arrière qui coupe brutalement l’intensité du combat et peut dérouter les spectateurs pris dans l’action.
« Je déteste avoir dû faire un flashback à ce moment précis alors que tout le monde veut juste voir la bataille, mais nous n’avions pas le choix« , confie Parker. Il assume pleinement ce choix narratif, tout en reconnaissant que « ça va déplaire à certaines personnes« . Pour lui, cette séquence se suffit à elle-même et apporte une vraie valeur ajoutée à l’histoire, notamment pour la fin de l’épisode 5.

Une cohérence narrative qui trouve son sens
Ce flashback n’est pas gratuit. Il se termine sur Ser Arlan encourageant un jeune Dunc malade et épuisé à « se relever », phrase qui devient le fil rouge de tout l’épisode. Cette leçon du passé résonne directement avec la situation désespérée du présent, où Duncan, poignardé et malmené, doit puiser dans ses souvenirs et les encouragements d’Egg depuis les gradins pour ne pas abandonner.
Le format court de 30 minutes par épisode, imposé par HBO, rend ces choix de montage encore plus cruciaux. Chaque minute compte, et interrompre l’action pour un flashback représente un vrai pari. Mais cette construction narrative permet de donner une profondeur émotionnelle au personnage de Duncan au moment où il en a le plus besoin, transformant un simple combat en véritable épreuve initiatique.
