Anno 117: Pax Romana

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On a mis les mains sur Anno 117: Pax Romana, dernier-né de la célèbre série de gestion signée Ubisoft, qui quitte cette fois les mers connues pour poser ses valises au cœur de la Rome antique. Ce premier chapitre jouable, même limité, en dit long sur les ambitions du studio et sur la solidité de ce nouvel opus.

Un cadre romain plus vivant et narratif

Dès les premières minutes, Anno 117 impressionne par l’ambiance qu’il dégage. L’univers visuel est soigneusement construit et fait pleinement honneur au contexte antique. Pavés impeccables, villas de marbre, thermes fumants, marchés animés et animaux venant agrémenter les décors donnent à la Rome virtuelle une profondeur nouvelle. En 4K native, l’ensemble est tout simplement somptueux. Techniquement, c’est un sans-faute à ce stade, avec une gestion fluide des animations et des effets de lumière qui accompagnent parfaitement la montée en puissance de la ville.

Anno 117: Pax Romana

Ubisoft intègre cette fois un récit plus présent, sans tomber dans l’omniprésence scénaristique. On incarne l’un des deux personnages disponibles, Marcus ou Marcia, frère et sœur d’une famille noble romaine. Le choix modifie légèrement certains dialogues et objectifs secondaires, mais n’impacte pas fondamentalement la partie gestion. Ce cadre offre aussi une petite ouverture sociétale bienvenue, notamment autour de la place des femmes à cette époque, traitée avec subtilité.

Du solide côté gameplay

Les fondamentaux de la série sont de retour, peaufinés et plus lisibles que jamais. On reste sur une base solide : colonisation d’un territoire, développement urbain, gestion des ressources et d’une économie complexe, progression sociale, et tout ce petit monde organisé dans des chaînes de production millimétrées. Là où Anno 117 fait mieux que ses prédécesseurs, c’est dans la clarté de son interface et l’équilibre de sa progression.

La construction a été revue pour être plus fluide. Désormais, chaque type de bâtiment affiche clairement les connexions nécessaires. Les routes peuvent être tracées de façon courbe, ce qui permet une planification plus réaliste et esthétique. L’interface utilise un code couleur bien pensé qui rend les problématiques visibles en un clin d’œil. Le tout est limpide, agréable, et invite à revenir encore et encore dans les menus pour affiner son agencement.

Une vraie ville, vivante et intelligente

Anno 117 ne pousse pas seulement à gérer une série de productions, il demande de penser comme un urbaniste antique. Chaque quartier s’organise autour d’un marché et d’un entrepôt, formant des micro-écosystèmes. Il ne s’agit plus simplement d’aligner les habitations, il faut anticiper les flux, la distribution, et penser l’espace de manière stratégique. La configuration des routes et l’emplacement des services deviennent clé dans le rendement global.

La profondeur se retrouve aussi dans les chaînes de production qui prennent de l’ampleur. La construction d’un simple navire, par exemple, passe par plusieurs étapes : coupe du bois, transformation, production de cordages ou de voiles, etc. Tout s’imbrique naturellement, et la satisfaction de voir un produit fini émerger d’un système bien huilé est réelle.

Une technique enfin au niveau

Sur le plan purement technique, Anno 117 passe un cap. L’animation des citoyens, la fluidité des déplacements, la gestion des échanges portuaires ou la météo dynamique participent à une immersion remarquable. La carte est vaste mais cohérente, et les transitions sont imperceptibles, renforçant cette sensation de ville organique et bien vivante.

Une progression sociale mieux maîtrisée

Le premier chapitre, certes court, permet tout de même d’apercevoir la profondeur du système de classes. Le joueur débute avec les Libertus, citoyens de base, qu’il peut progressivement faire évoluer vers des Plébéiens puis des Patriciens. Chacune de ces classes a ses propres attentes – qu’elles soient architecturales, culturelles ou logistiques – et demande d’adapter ses infrastructures en conséquence.

Timing et anticipation sont ici les maîtres mots. Il faut choisir le bon moment pour faire grimper un quartier en gamme, sans déséquilibrer les ressources en place. La pression n’est jamais trop forte, mais l’exigence est bien là, toujours soutenue par un système de progression fluide et encourageant.

  • Ambiance romaine crédible et envoûtante
  • Interface de gestion plus claire et ergonomique
  • Chaînes de production complexes mais lisibles
  • Construction plus organique grâce aux routes courbes
  • Narration discrète mais efficace

Il manque encore un volet militaire, absent de cette version preview, mais le reste est déjà très convaincant. Riche, fluide, beau et bien pensé, Anno 117: Pax Romana coche toutes les cases d’un grand jeu de gestion à venir. Rendez-vous est pris pour le 12 novembre 2025.

Lucas Durand

Depuis mon plus jeune âge, je suis un inconditionnel des jeux vidéo. Que ce soit des classiques de l'ère 8-bits ou les dernières sorties AAA, je suis toujours à la recherche de la prochaine grande aventure vidéoludique. Ayant été testeur pour un magazine de jeux vidéo, j'ai une vision à la fois analytique et passionnée des jeux que j'aborde.

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