Embark Studios envisage d’introduire un système de commerce entre joueurs dans Arc Raiders, inspiré d’Escape from Tarkov. Le PDG Patrick Söderlund a laissé entendre que l’idée “semble amusante”, mais les réactions de la communauté sont déjà largement critiques. Beaucoup redoutent un bouleversement de l’équilibre du gameplay actuel.
Un gameplay d’extraction solide qui pourrait vaciller
Arc Raiders repose sur un principe simple mais efficace : loot, survie et extraction. Le joueur entre dans une zone infestée d’ennemis, récupère le maximum de ressources, puis tente de sortir vivant. C’est une boucle viscérale, qui mise sur la tension et la prise de risque. Chaque partie est une danse avec la mort, et le moindre butin a de la valeur justement parce que rien n’est garanti.
Le cœur du gameplay, c’est cette tension pure. Modifier cette dynamique avec un système de marché, où l’on pourrait acheter ou échanger des objets en dehors des parties, risque de casser ce fragile équilibre. Dès qu’on peut contourner l’effort sur le terrain par des achats ou des échanges à la maison, la peur de la perte disparaît, et l’intensité avec elle.
Des inquiétudes très concrètes venues de Tarkov

Certains vétérans d’Escape from Tarkov savent de quoi ils parlent. Sur Reddit, plusieurs voix s’élèvent pour alerter Embark Studios sur les dangers d’un tel système. Là où Tarkov proposait au départ une gestion purement tactique des objets basés sur leur rareté et leur utilité, le marché a transformé tout ça en une économie interne saturée de méta. La lampe torche rare est devenue un billet d’échange, plus un outil de survie.
Et puis il y a l’effet no-life, qu’on connaît trop bien. Avec un marché ouvert, les joueurs les plus assidus, capables de rentrer des dizaines d’heures par semaine, prendraient rapidement une avance énorme en accumulant ou revendant du matos. Résultat : les nouveaux venus ou les joueurs du dimanche se retrouveraient largués, faute de progression équitable.
Un risque pour l’immersion et la longévité du jeu
Ce qui rend Arc Raiders unique, c’est son rythme, son intensité et son atmosphère. La sensation d’atterrir au sol avec du matos de fortune, de looter une tourelle automatique après un combat tendu, et de prier pour atteindre l’extraction sans croiser un autre groupe, tout ça fonctionne parce que tout est rare, tout est précieux.
Modifier cette dynamique avec une couche de commerce artificielle reviendrait à amputer l’expérience d’une bonne partie de sa tension. À trop vouloir ouvrir son jeu à des mécaniques inspirées de Tarkov, Embark pourrait perdre ce qui fait la force d’Arc Raiders : du loot qui a du sens, pas juste une valeur marchande.
Les développeurs à la croisée des chemins
Pour l’instant, rien n’est encore gravé dans le marbre. Le PDG a surtout évoqué une idée à creuser dans le long terme, sans calendrier ni annonce officielle. Mais cette simple déclaration a suffi à éveiller des inquiétudes. Beaucoup espèrent qu’Embark saura écouter sa communauté, qui préfère le système actuel, jugé plus équitable, plus immersif, et tout simplement plus fun.
- L’idée d’un marché dans Arc Raiders est pour l’instant théorique, mais elle inquiète déjà beaucoup.
- Le gameplay actuel repose sur la rareté des objets et la tension de l’extraction.
- Un système de commerce pourrait favoriser les joueurs hardcore et déséquilibrer l’expérience.
- La comparaison avec Escape from Tarkov montre que l’ajout d’une économie interne peut transformer radicalement un jeu.
Bref, si Embark avance sur ce terrain, il faudra le faire avec d’extrêmes précautions. Le moindre faux pas pourrait coûter cher à un jeu qui tient, pour l’instant, grâce à un équilibre redoutablement efficace.
