Avatar 3

Avatar 3 déçoit malgré son succès : l’avenir de la saga déjà en danger ?

Malgré un lancement très solide au box-office mondial, Avatar 3 semble déjà montrer des signes d’essoufflement. Le film réalisé par James Cameron, pourtant visuellement impressionnant, divise les spectateurs et pourrait compromettre l’avenir de la saga futuriste lancée en 2009. Décryptage des chiffres et de ce qui coince.

Un démarrage costaud, mais en net recul

Après un premier week-end à 345 millions de dollars dans le monde, Avatar 3 signe une performance honnête, mais en deçà de ce qu’on attendait d’un tel blockbuster. À titre de comparaison, Avatar 2 avait dépassé les 441 millions sur la même période. L’écart est net et pourrait bien indiquer une forme de lassitude ou un désintérêt progressif du public.

Aux États-Unis, le film empoche 88 millions de dollars durant son week-end de sortie. C’est mieux que le premier Avatar (77 millions à l’époque), mais largement en retrait face aux 130 millions engrangés par Avatar 2. À l’international, même constat : 257 millions de dollars au compteur, dont plus de 21 millions en France, où il signe tout de même le meilleur démarrage de l’année avec 273 000 billets vendus dès le premier jour. Une performance honorable, mais là encore en recul par rapport au premier film, qui avait séduit plus de 300 000 spectateurs le jour de sa sortie.

Avatar 3

Un souffle qui manque

Le troisième épisode, intitulé De feu et de cendres, impressionne techniquement comme ses prédécesseurs. L’univers visuel de Pandora reste une claque graphique, une vraie vitrine pour les salles équipées en 3D ou en HFR. Mais à la différence des deux premiers volets, ce chapitre peine à imposer son tempo et son impact émotionnel.

Le bouche-à-oreille, déterminant pour un film de cette envergure, semble moins puissant cette fois. L’effet “événement” s’estompe, et le retour tant attendu après les treize ans séparant le premier Avatar du deuxième ne joue plus. À trop jouer sur l’accumulation spectaculaire, le film s’essouffle dans son récit, et cela se ressent sur l’enthousiasme du public, qui paraît plus modéré.

Une franchise en sursis ?

James Cameron, jusque-là particulièrement investi, reste très discret sur la suite. Officiellement, Avatar 4 et 5 sont déjà dans les tuyaux, mais leur production pourrait être ralentie, voire annulée, si Avatar 3 ne retrouve pas de traction sur le long terme. Car même si 345 millions de dollars en un week-end reste impressionnant, la franchise vise, à chaque sortie, les sommets au-delà du milliard, voire des deux milliards de recettes.

Et pour le moment, rien ne garantit que ce seuil sera atteint. Si le film faiblit dans la durée, les studios pourraient rapidement revoir leurs plans. Un scénario encore impensable il y a quelques années, tant Avatar semblait intouchable.

Le pari de la surenchère visuelle pourrait donc finir par se retourner contre son créateur. À vouloir toujours plus grand, plus long, plus spectaculaire, James Cameron risque de perdre ce qui faisait la force du premier film : un émerveillement simple, au service d’un récit accessible et universel.

Lucas Durand

Depuis mon plus jeune âge, je suis un inconditionnel des jeux vidéo. Que ce soit des classiques de l'ère 8-bits ou les dernières sorties AAA, je suis toujours à la recherche de la prochaine grande aventure vidéoludique. Ayant été testeur pour un magazine de jeux vidéo, j'ai une vision à la fois analytique et passionnée des jeux que j'aborde.

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