Deux ans après sa sortie, Avatar : Frontiers of Pandora revient avec From Ashes, un DLC qui joue la carte de l’extension sombre. Sans reprendre l’histoire du film De Feu et de Cendres, il s’en inspire pour installer une nouvelle ambiance, plus inquiétante, tout en ajoutant des mécaniques de gameplay bienvenues.
Plongée sombre parmi les cendres
From Ashes se déroule un an après la fin de l’histoire principale d’Avatar : Frontiers of Pandora. Vous incarnez désormais So’lek, un vétéran de guerre que les joueurs avaient aperçu en second plan dans le jeu de base. Cette fois, il occupe le devant de la scène pour faire face aux Mangkwan, une faction de Na’vis qui ont coupé tout lien avec la déesse Eywa. Leur méthode ? Laisser la forêt en feu derrière eux.
Ce changement d’adversaire permet un virage de ton assumé. Terminé les panoramas luxuriants et baignés de lumière, place à des décors calcinés, étouffés sous les cendres. C’est visuellement percutant, et ça crée une rupture bien maîtrisée, renforçant tout de suite l’idée que les enjeux sont sérieux. L’ambiance générale est plus tendue, presque post-apocalyptique par endroits.
Le scénario suit une trame assez linéaire, sans grosse surprise, mais il tient la route. Ce n’est pas là que le DLC cherche à briller, mais plutôt dans les sensations de jeu qu’il propose. Et là-dessus, il y a de quoi se réjouir.

Nouvelles sensations manette en main
L’ajout le plus marquant de From Ashes, c’est l’arrivée du mode à la troisième personne. Attendu de pied ferme, il change vraiment la donne. La lisibilité en exploration comme en combat est nettement améliorée, et certains s’étonneront même de s’être passés de cette caméra jusqu’ici. Surtout que dans les phases d’action, elle donne un meilleur sentiment de maîtrise et renforce l’immersion.
Côté gameplay pur, So’lek a quelques atouts personnels dans sa manche. Il manie un couteau, ce qui introduit une mécanique de corps à corps bien plus poussée que dans le jeu original. S’y ajoutent des attaques furtives qui donnent enfin de l’épaisseur à l’infiltration. Ce n’est pas du Splinter Cell, mais ça fait le job, avec un vrai feeling de chasseur qui rôde dans les ombres.
Autre ajout intéressant : l’instinct du guerrier. Cette compétence spéciale permet, pendant un temps limité, de booster ses capacités et d’enchaîner les adversaires avec une brutalité maîtrisée. Ça évoque un peu la rage chez Kratos, et même si l’effet visuel est plus sobre, ça donne un rythme différent aux affrontements.
Enfin, un nouvel arbre de compétences spécifique à So’lek se débloque, mais son système repose désormais sur l’élimination d’ennemis Mangkwan, et non plus sur des points d’expérience classiques. Le jeu vous pousse ainsi à traquer activement vos opposants pour progresser, ce qui cadre bien avec la philosophie du personnage.
Un contenu solide pour les joueurs du premier jour
From Ashes propose environ une dizaine d’heures de contenu, un format qui convient parfaitement à ce type de DLC. Pas de quoi tout révolutionner, mais assez pour se replonger dans le monde de Pandora avec l’envie d’y rester. Avec des ennemis plus tactiques à affronter et des approches de combat diversifiées, la routine est efficacement cassée.
Ce contenu additionnel est clairement pensé pour ceux qui avaient accroché au jeu de base. Il enrichit l’univers et apporte les ajustements de gameplay que beaucoup espéraient dès le départ. Mais il pourrait aussi séduire ceux qui étaient restés sur leur faim, en leur donnant enfin l’élan qu’il manquait pour pleinement entrer dans l’expérience Avatar.
Massive Entertainment montre ici qu’ils ont écouté leur communauté et su ajuster leur copie. Rien de révolutionnaire, mais un très bon correctif ludique, servi dans un emballage visuel toujours aussi maîtrisé.
