Dans Bandit Trap, un joueur piège la maison pendant que d’autres tentent d’y faire un casse sans y laisser des plumes. Avec son concept original et ses gadgets loufoques, ce jeu multijoueur asymétrique a de quoi offrir des sessions hilarantes et remplies de rebondissements. On a pu y jouer, et c’est franchement fun.
Cambrioleurs contre maître du piège : la base du gameplay
Le principe de Bandit Trap est simple mais efficace : un joueur incarne le Trapper, l’unique défenseur d’une maison remplie d’objets de valeur. Il a quelques minutes pour bourrer le terrain de pièges farfelus : objets piégés, murs piégeux, éléments contrôlables à distance. Il peut même prendre le contrôle d’accessoires comme un berceau ou un fauteuil pour surprendre les intrus.
Les autres joueurs, les Bandits, débarquent ensuite chez lui en groupe et doivent fouiller les meubles pour trouver du butin généré aléatoirement à chaque partie. Le but : ramener le plus de trésors possible sans se faire découper par une lampe piégée ou électrocuter par une planche de parquet.
L’équilibrage tient bien la route grâce à un bon système de personnalisation des Bandits. Chaque joueur peut choisir ses outils avant d’entrer dans la danse : perceuse pour ouvrir une porte verrouillée, détecteur de pièges, grappin… Et forcément, une bonne coordination de l’équipe permet de maximiser les chances de succès face aux coups fourrés du Trapper.
Des gadgets débiles, des scènes absurdes : humour et chaos au rendez-vous
Bandit Trap brille par son ambiance burlesque à la Home Alone. Entre le canapé qui fonce dans un mur, les murs qui tombent pour ouvrir de nouveaux passages et le berceau qui se transforme en poing géant, on est constamment dans l’absurde. Mais un absurde bien pensé, avec des mécaniques de gameplay solides.
Le Trapper n’est pas juste passif dans son coin à regarder ses pièges s’activer. Il peut interagir avec l’environnement en temps réel, déclenchant des réactions en chaîne ou traquant les joueurs pour les prendre par surprise. Même si tu joues les Bandits, tu peux parfois, en équipe, piéger le Trapper lui-même, ce qui fait basculer l’équilibre de la partie et crée des moments de purs fous rires.
Chaque affrontement se transforme rapidement en chaos organisé. Les murs tombent, les chemins changent, les pourchasses se succèdent et c’est souvent la panique. Le jeu repose beaucoup sur le timing, la ruse et une bonne dose de malice. On se surprend à rigoler même quand on rate son coup.
Un gameplay asymétrique qui a du potentiel
Le gros atout du jeu, c’est la variété des situations. Jouer Trapper ou Bandit change radicalement l’approche : d’un côté on pose calmement ses pièges façon architecte sadique, de l’autre on joue en équipe, plus nerveusement, entre infiltration et improvisation. Et dans les deux cas, ça reste vif, rythmé et franchement fun.
La démo du jeu laisse entrevoir un potentiel solide. Les parties durent court mais sont intenses, on a rapidement envie d’y retourner. Quelques réflexions viennent quand même : est-ce que le concept va tenir sur la durée sans lasser ? Est-ce que le Trapper ne sera pas trop avantagé au bout d’un certain temps ? On attend de voir ce que le contenu final proposera en termes de variété de pièges, de décors, voire de modes de jeu alternatifs.
Ce qu’il faut retenir :
- Le Trapper a quelques minutes pour piéger la maison
- Les Bandits doivent fouiller les meubles et éviter (ou détourner) les pièges
- Le gameplay dynamique repose sur la coordination et la ruse
- Des interactions absurdes et des gadgets complètement barrés
- Parties courtes, mais concentrées en surprises et en rires
Une version jouable est d’ores et déjà disponible sur Steam, même si aucune date de sortie définitive n’a encore été annoncée. En tout cas, s’il garde sa liberté de ton et continue sur cette lancée, Bandit Trap pourrait bien devenir un petit jeu multijoueur à sortir entre potes pour se marrer sans se prendre la tête.

