Borderlands 4

Borderlands 4 en chute libre : corrigez les bugs PC pour sauver votre expérience de jeu

Avec une base de joueurs en chute libre, des retours catastrophiques sur Metacritic et des ventes bien en deçà des attentes, Borderlands 4 est officiellement le plus gros plantage de la saga principale. Un démarrage prometteur n’a pas suffi à sauver la suite d’une licence culte aujourd’hui à la dérive.

Un joli lancement, vite retombé

Le week-end de sortie en septembre dernier laissait entrevoir un retour triomphal : plus de 300 000 joueurs en simultané sur Steam, preuve de l’engouement autour de ce quatrième opus. Mais à peine quelques semaines plus tard, l’intérêt s’est littéralement effondré. Lundi dernier, Borderlands 4 n’a enregistré qu’un maigre pic de 9 220 joueurs au maximum sur Steam, avec une moyenne quotidienne qui peine à dépasser les 10 000 selon les statistiques de SteamDB. Une dégringolade de près de 97 %, du jamais-vu pour un épisode principal de la série.

En parallèle, Take-Two, l’éditeur du jeu, espérait franchir les 8 millions de ventes. Un objectif qui semble désormais hors de portée, au vu de la réception critique et de la perte rapide de joueurs.

Borderlands 4

Un score utilisateur catastrophique

Sur Metacritic, Borderlands 4 hérite de la peu enviable réputation du pire épisode de la série. Il culmine à un score utilisateur de seulement 4,6 sur 10, quand Borderlands 3 — pourtant très critiqué à l’époque — atteignait 5,6 à sa sortie. Ce plongeon s’explique en grande partie par les problèmes techniques omniprésents.

Des performances calamiteuses sur PC

Très tôt, avant même sa sortie officielle, les versions preview du jeu faisaient état de soucis récurrents de performance : micro-freezes, saccades, chutes brutales de framerate, voire plantages purs et simples sur certaines configurations PC. Des problèmes qui n’ont pas été corrigés à temps et qui ont lourdement impacté l’expérience des joueurs.

Malgré plusieurs patchs déployés dans la foulée, la stabilité reste loin d’être au rendez-vous pour une bonne partie de la communauté. Et dans un looter-shooter aussi dynamique qu’un Borderlands, le moindre ralentissement se fait sentir manette en main.

L’image de Gearbox encore plus ternie

Autre facteur aggravant : les polémiques qui ont émaillé 2025 autour de Randy Pitchford, PDG de Gearbox. Entre déclarations maladroites, défense publique du prix élevé des jeux actuels et critiques soupçonneuses envers les joueurs “trop exigeants”, l’homme a cristallisé une partie du ressentiment alimentant les mauvaises évaluations.

Ce contexte délétère hors du jeu lui-même a sans doute poussé une frange de la communauté à boycotter plus ou moins activement Borderlands 4, déjà mal en point dès son lancement.

Quand tout va de travers

Ce triste bilan, c’est l’addition d’un ensemble d’erreurs rarement aussi alignées dans une production AAA :

  • un moteur instable
  • une communication désastreuse
  • une attitude de studio mal perçue
  • une incapacité à convaincre sur le fond comme sur la forme

Pour une licence qui incarnait auparavant l’énergie et la générosité du loot FPS à la sauce Mad Max, cette chute brutale fait d’autant plus mal. Et pour ceux qui avaient misé gros sur cet opus après un épisode 3 aux retours mitigés, c’est clairement l’heure de la désillusion.

Lucas Durand

Depuis mon plus jeune âge, je suis un inconditionnel des jeux vidéo. Que ce soit des classiques de l'ère 8-bits ou les dernières sorties AAA, je suis toujours à la recherche de la prochaine grande aventure vidéoludique. Ayant été testeur pour un magazine de jeux vidéo, j'ai une vision à la fois analytique et passionnée des jeux que j'aborde.

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