Build a Rocket Boy traverse une crise majeure qui menace l’avenir de MindsEye. Des employés actuels et anciens du studio britannique engagent des poursuites judiciaires contre la direction pour surveillance intrusive et management toxique. Une polémique qui éclate au grand jour ce mercredi 22 avril.
Un scandale de surveillance qui divise le studio
Build a Rocket Boy et ses dirigeants Mark Gerhard et Leslie Benzies font face à une révolte interne sans précédent ce mercredi 22 avril 2026. Pas moins de 93 employés actuels et anciens du studio britannique ont signé une lettre ouverte accusant la direction de mauvaise gestion, tandis que certains engagent des poursuites légales pour surveillance intrusive via le logiciel Teramind installé sur leurs machines de travail. Cette crise éclate alors que MindsEye, leur projet phare sur PC, peine à convaincre depuis son transfert d’édition d’IOI Partners vers Build a Rocket Boy le 16 mars dernier.
Le cœur du scandale réside dans l’utilisation du logiciel Teramind, découvert par les employés sur leurs postes de travail. Ce système de surveillance analyse via intelligence artificielle les actions des employés pour détecter leur productivité, d’éventuelles menaces internes et des fuites de données. Les développeurs ont rapidement constaté des ralentissements, notamment avec Maya, leur logiciel de modélisation 3D.
La direction n’a admis l’installation de Teramind qu’après sa découverte par les équipes, demandant alors une nouvelle politique de confidentialité. Mark Gerhard, PDG du studio, promet désormais de retirer le logiciel sous trois mois si MindsEye connaît le succès commercial espéré.
Des accusations de management toxique qui s’accumulent
Au-delà de la surveillance, les 93 signataires dénoncent un environnement de travail dégradé sous la direction de Mark Gerhard et Leslie Benzies. Les accusations incluent un crunch obligatoire de huit heures supplémentaires par semaine imposé à tous les employés pendant quatre mois avant le lancement de MindsEye, ainsi que des licenciements qualifiés de chaotiques.
La situation s’envenime avec de nouveaux licenciements récents, justifiés par Gerhard comme une réponse à un prétendu « espionnage organisé et sabotage d’entreprise ». Le PDG affirme détenir des preuves pour engager des poursuites et accuse même une « grosse entreprise américaine » d’avoir dépensé plus d’un million d’euros pour corrompre et saboter MindsEye.
| Aspect | Détails | Impact |
|---|---|---|
| Surveillance | Logiciel Teramind sur tous les postes | Poursuites judiciaires en cours |
| Crunch | 8h/semaine extra pendant 4 mois | 93 employés signataires de la lettre |
| Licenciements | Vagues successives depuis le lancement | Climat de travail dégradé |
Leslie Benzies, co-fondateur du studio et figure emblématique après son passage chez Rockstar Games, se trouve actuellement en congé. La direction assure que cette absence n’a aucun lien avec les accusations portées contre lui, mais le timing interroge la communauté gaming française qui suivait avec intérêt les projets du studio. Cette situation rappelle d’autres fermetures brutales dans l’industrie, comme celle de Highguard après seulement 45 jours d’exploitation.
Malgré cette tempête interne, Build a Rocket Boy continue de développer MindsEye avec une grosse mise à jour récemment publiée. Reste à savoir si ces révélations n’impacteront pas davantage un titre déjà en difficulté commerciale sur PC, dans un contexte où la confiance des joueurs devient cruciale pour la survie du projet.
