Build A Rocket Boy traverse une crise sans précédent. Le studio de Leslie Benzies fait face à une action en justice pour violation de la vie privée initiée par ses salariés syndiqués ce mercredi 22 avril. Entre management toxique, licenciements massifs et accusations de sabotage, l’ancien bras droit de Rockstar sombre dans les scandales.
Une action en justice révélatrice
Les salariés syndiqués de Build A Rocket Boy ont déposé ce mercredi 22 avril 2026 une action en justice contre leur employeur pour violation de la vie privée, selon les informations de Gamekult. Cette procédure judiciaire vise le studio britannique fondé par Leslie Benzies, ancien producteur de Grand Theft Auto chez Rockstar, et dirigé par Mark Gerhard. L’action intervient dans un contexte explosif de management toxique dénoncé publiquement et de licenciements massifs qui ont décimé les effectifs depuis l’été 2025.
La situation s’est particulièrement dégradée après l’échec retentissant de MindsEye, qualifié par Numerama et le Journal du Geek comme l’un des pires jeux de 2025. Cet échec critique et commercial a déclenché une série d’événements qui plongent aujourd’hui le studio dans une spirale judiciaire et médiatique destructrice.
Le scandale prend une dimension supplémentaire avec les révélations récentes sur l’espionnage présumé des employés par leur propre direction. D’après Gamekult, les dirigeants auraient mis en place un système de surveillance de leurs salariés, alimentant les tensions internes et justifiant cette action en justice pour atteinte à la vie privée.
Accusations croisées et divisions internes
Depuis octobre 2025, Build A Rocket Boy enchaîne les polémiques. Une lettre ouverte publiée par les employés accusait déjà la direction de management toxique, selon Gamekult. Cette dénonciation publique marquait le début d’une guerre ouverte entre salariés et direction.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : environ 300 employés ont perdu leur poste lors du plan social de l’été 2025, suivi de 250 licenciements supplémentaires annoncés par Mark Gerhard sur LinkedIn le 4 mars 2026. Le PDG justifiait ces dernières suppressions d’emplois par des « activités criminelles » présumées, alimentant un climat de défiance généralisée.
Mark Gerhard contre-attaque en évoquant début février 2026 l’identification d’une campagne de sabotage industriel. Il accuse une entreprise américaine, soupçonnée d’être Rockstar selon les sources de Gamekult et du Journal du Geek, d’avoir dépensé plus d’un million d’euros pour dénigrer MindsEye. Ces allégations d’espionnage organisé font l’objet d’une enquête en cours avec de possibles poursuites judiciaires.
| Période | Événement | Impact |
|---|---|---|
| Été 2025 | Plan social massif | 300 licenciements |
| Octobre 2025 | Lettre ouverte | Dénonciation management toxique |
| Mars 2026 | Nouveaux licenciements | 250 postes supprimés |
| Avril 2026 | Action en justice | Violation vie privée |
Cette crise multiforme illustre les dérives possibles dans l’industrie du jeu vidéo quand l’échec commercial se mélange aux pratiques managériales contestables. Cette situation rappelle d’autres fermetures récentes comme celle d’Highguard après seulement 45 jours d’exploitation. L’affaire Build A Rocket Boy pourrait faire jurisprudence sur les limites de la surveillance des employés et les responsabilités des dirigeants face aux échecs de leurs productions.
