Call of Duty ne fait plus la loi sur le PlayStation Store. Pour la première fois depuis une décennie, la franchise emblématique chute en dehors du top 5 des jeux les plus téléchargés. En 2025, Black Ops 7 ne décroche que la septième place aux États-Unis et en Europe, un recul historique.
Call of Duty dégringole dans les classements de 2025
Black Ops 7 ne brille pas cette année. Malgré les habitudes des fans et l’aura de la franchise, le jeu n’a réussi qu’à se hisser au septième rang des téléchargements sur le PlayStation Store, que ce soit côté US ou Europe. C’est un vrai tournant pour Activision, d’autant que Call of Duty squattait systématiquement le haut du classement depuis 2015. Longtemps numéro un ou à peu près, l’épisode annuel de la série s’imposait comme un rendez-vous incontournable pour les joueurs.
Cette chute est d’autant plus marquée que la concurrence, elle, ne faiblit pas. Battlefield 6 fait un retour en force aux États-Unis avec une belle deuxième place. En Europe, les gamers plébiscitent plutôt Forza Horizon 5 et EA Sports FC 25, qui restent bien installés dans le paysage. Ce sont des titres qui misent sur le plaisir immédiat, une présentation léchée, et une fidélité à leurs communautés. Exactement ce qui semble avoir manqué à Black Ops 7 cette fois-ci.

Des signaux d’alerte aussi sur PC
Si les ventes sur console flanchent, les chiffres sur PC ne rassurent pas non plus. Sur Steam, Black Ops 7 affiche une fréquentation jamais vue à un niveau aussi bas pour la série, malgré des promotions régulières et des mises à jour de contenu. Le constat est simple : les joueurs décrochent. Plusieurs raisons sont avancées : un gameplay trop tiède, pas assez renouvelé, une impression de déjà-vu, mais aussi une intégration maladroite d’éléments générés par intelligence artificielle.
Ce choix technologique ne passe pas auprès de tout le monde. Certains y voient une tentative cynique d’automatiser la production de contenu, ce qui casse complètement l’immersion et la qualité narrative que les anciens opus avaient parfois réussi à maintenir. Le résultat est une sensation de jeu moins humain, moins peaufiné. Et, sans surprise, l’engagement chute.
Pas d’annonce triomphale, un silence révélateur
Autre indice qui ne trompe pas : le silence radio du côté d’Activision. Alors que Black Ops 6 avait été présenté en grande pompe comme le plus gros lancement de l’histoire de la saga (les mots du PDG de Microsoft lui-même), aucune déclaration du genre n’a accompagné Black Ops 7. Une absence de fanfare qui en dit long sur la réception de cette nouvelle mouture.
En parallèle, la firme a récemment laissé entendre qu’elle allait repenser son modèle économique, avec notamment la fin des sorties annuelles pour ses franchises phares. C’est peut-être le signe qu’un tournant se prépare, dicté autant par les résultats commerciaux que par une fatigue généralisée constatée dans la communauté.
Un règne mis à mal par une concurrence plus affûtée
Ce n’est peut-être pas la fin du voyage pour Call of Duty, mais c’est assurément la fin d’un certain règne. Depuis près de vingt ans, la série imposait son tempo à tout le monde, d’un uppercut annuel. Aujourd’hui, elle se heurte à des adversaires qui arrivent bien mieux à capter les envies du moment. Battlefield revient en forme, Arc Raiders aiguise l’appétit des amateurs de coop dynamique, et même des jeux de course et de sport pèsent plus dans les téléchargements que ce mastodonte du FPS militaire.
Sur le marché très disputé des jeux de tir, la suprématie n’est plus acquise. Call of Duty va devoir se réinventer s’il ne veut pas se retrouver hors-jeu. Les temps changent, et le joueur aussi.
