Call of Duty: Black Ops 7, attendu pour le 14 novembre, clôt sa campagne solo avec un pari risqué mais ambitieux : transformer le dernier niveau en mission d’extraction à la sauce multiplayer. Intitulée « Endgame », cette mission finale marque un tournant dans la série, entre coopération massive, progression partagée et gameplay rejouable à l’infini.
Une campagne qui change de visage à la toute fin
La formule habituelle de Call of Duty vous manque ? Vous pourriez être un peu secoué par la tournure prise par Black Ops 7. Sa campagne traditionnelle (composée de 11 missions scénarisées) se conclura par « Endgame », une mission d’un autre genre : un mode extraction inspiré des titres comme Escape from Tarkov ou DMZ, mais ici intégré directement dans la campagne solo.
Sur le papier, on reste dans la narration, mais la mission adopte une structure en monde semi-ouvert. Le joueur débarque sur Avalon, une énorme carte divisée en quatre zones aux niveaux de difficulté croissants, allant jusqu’à un niveau 45. Chaque zone émet une sorte de toxine mystérieuse qui augmente la pression sur les joueurs, les forçant à progresser vite et bien.
Une expérience taillée pour la rejouabilité, boostée par le côté coopératif : « Endgame » peut accueillir jusqu’à 32 joueurs, chacun accompagné de son propre « Operator » personnalisable. Objectifs dynamiques, chemins multiples, loot à récupérer, menace croissante… on n’est plus dans le rail shooter classique, c’est clair.

Un gameplay orienté coopération et persistance
Ce virage vers l’extraction n’est pas qu’un gimmick. Derrière, Treyarch et Raven Software misent sur un gameplay plus dynamique et surtout plus rejouable. Chaque Operator pourra être modulé grâce à des capacités « Major » et « Minor », allant du grappin pour atteindre des hauteurs inaccessibles à l’autorescucitation pour esquiver une mort certaine. Ce système de customisation rappelle ce qu’on retrouve dans les jeux de type RPG, avec des choix impactant directement la survie et la progression.
- Capacités « Major » : compétences de gameplay uniques (exemple : gain de mobilité, capacité de soin)
- Capacités « Minor » : améliorations passives ou situationales, comme un détecteur de mouvement
- Optimisation obligatoire : la courbe de difficulté des zones vous demandera une préparation sérieuse
La montée en niveau et l’évolution des équipes demandent de composer intelligemment entre loot, position sur la carte, et entraide avec les autres joueurs. Il ne sera pas rare de croiser une autre escouade humaine cherchant à extraire les mêmes ressources que vous.
Un système de progression partagé entre solo et multi
L’autre changement majeur, c’est la fusion complète des progressions entre la campagne et le multijoueur. Les actions réalisées dans « Endgame » affecteront votre expérience multijoueur classique, et inversement. Une arme XPée dans le mode extraction le restera en multijoueur, une compétence débloquée dans la campagne pourra être utilisée en PvP.
Ce choix vise à créer une expérience unifiée, fluide, qui pousse les joueurs à ne pas limiter leur temps de jeu à un seul mode. On retrouve ici un modèle qui rappelle Modern Warfare 2 et Warzone, où l’économie d’XP et de lootbox était déjà interconnectée.
Un pari osé qui divise déjà les vétérans
Évidemment, ce virage plus « live service » dans la structure même de la campagne n’est pas du goût de tout le monde. Certains fans de la première heure, habitués aux campagnes linéaires haletantes et aux scripts hollywoodiens, voient cette transformation comme un abandon des racines narratives de la série.
Mais difficile de nier que niveau gameplay pur, l’évolution est intéressante. On sent une tentative de renouvellement, avec l’intégration d’éléments inspirés d’autres genres (RPG, extraction shooter, roguelite). De quoi susciter la curiosité des joueurs en quête d’une expérience solo qui dure plus longtemps qu’un simple couloir de 5 heures.
Avec « Endgame », Call of Duty cherche clairement à allonger la longévité de sa campagne en jouant la carte du coopératif et de la personnalisation, quitte à bousculer les habitudes. Ce sera au public de juger si le pari est réussi à sa sortie le 14 novembre.
