Castlevania

Castlevania enfin de retour : Belmont’s Revenge corrige tous les défauts de la série

Konami vient d’officialiser Castlevania: Belmont’s Revenge lors du dernier State of Play de Sony. Ce nouveau volet canonique marque le grand retour de la série légendaire avec Trevor Belmont dans le rôle principal. Développé en partenariat avec Evil Empire et Motion Twin, le jeu sortira cette année sur toutes les plateformes actuelles.

Un petit côté Alucard, un petit côté Simon

Le trailer de gameplay nous montre enfin ce qu’on attendait depuis des années : un Castlevania qui a l’air vraiment nerveux. Trevor Belmont manie à la fois son fouet légendaire et une épée, enchaînant les wall jumps, les balanciers sur cordes et les attaques spéciales avec une fluidité qui rappelle les meilleurs moments de la série. L’artwork coloré penche clairement vers le style d’Hades, mais reste entièrement en 2D, contrairement aux expérimentations polygonales de Mirror of Fate.

L’action se déroule après les événements de Castlevania III: Dracula’s Curse et de la série Netflix, dans un Paris du XVe siècle envahi par des créatures mystiques et un château maléfique. Les joueurs devront maîtriser de nouvelles armes et des sorts tout en explorant des zones variées pour repousser cette obscurité. Cette approche narrative s’inscrit parfaitement dans la continuité de la série tout en apportant un cadre inédit.

Castlevania III: Dracula's Curse

Le fouet iconique de Castlevania, vraiment utile cette fois

Le Vampire Killer, ce fouet sacré légendaire, devient enfin le couteau suisse qu’il aurait toujours dû être. Fini le temps où il ne servait qu’à frapper bêtement devant soi : ici, il permet de se balancer d’une zone à l’autre, d’atteindre des salles secrètes et des zones précédemment inaccessibles. Les possibilités de combat s’étoffent également, avec la capacité de toucher les ennemis depuis différentes positions et angles.

Cette évolution du gameplay pourrait bien résoudre l’un des principaux défauts historiques de la série : la lenteur. À part Symphony of the Night, où Alucard bénéficiait de sa nature de demi-vampire, tous les autres Belmont étaient des types normaux, donc lents et patauds. Cette réactivité accrue rappelle justement ce qui avait fait de Symphony of the Night l’un des plus grands jeux de plateforme de tous les temps.

Petit rappel historique très bref

La série a débuté en 1986 sur Nintendo Entertainment System comme un jeu d’action-aventure mettant en scène un chasseur de vampires qui allait évoluer vers le clan Belmont. L’objectif était simple : éliminer Dracula. Trois épisodes ont marqué l’ère Nintendo, complétés par des versions Game Boy qui ont élargi l’univers.

Super Castlevania IV a véritablement ouvert les possibilités de la série originale sur Super Nintendo, tandis que Dracula’s Curse sur PC-Engine est devenu l’un des plus grands jeux que personne n’a jamais joués. Castlevania: Bloodlines sur Sega Genesis entre aussi dans cette catégorie, avec la particularité de ne même pas mettre en scène un Belmont.

L’apogée est arrivé avec Symphony of the Night, véritable suite spirituelle de Dracula X, disponible sur PlayStation et Sega Saturn, même si la version Saturn n’est sortie qu’au Japon. Une série parallèle en 3D sur Nintendo 64 n’était pas vraiment liée à la continuité principale.

Les jeux sur consoles principales sont passés à la 3D avec la génération PlayStation 2/Xbox, puis ont reçu les épisodes Lords of Shadow sur PlayStation 3/Xbox 360. Le dernier épisode majeur, Mirror of Fate, était un jeu 2D utilisant des polygones 3D complets. Ce nouveau Belmont’s Revenge semble heureusement prendre une direction complètement différente.

Lucas Durand

Depuis mon plus jeune âge, je suis un inconditionnel des jeux vidéo. Que ce soit des classiques de l'ère 8-bits ou les dernières sorties AAA, je suis toujours à la recherche de la prochaine grande aventure vidéoludique. Ayant été testeur pour un magazine de jeux vidéo, j'ai une vision à la fois analytique et passionnée des jeux que j'aborde.

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