Réaliser un « no hit run » sur un RPG aussi exigeant que Clair Obscur: Expedition 33 semble presque inhumain, et pourtant, le youtubeur Hayete Bahadori vient de réussir cet exploit. Quatre heures de jeu, zéro dégât encaissé et un seul personnage actif utilisé pendant l’ensemble de la partie ou presque. Une performance qui force le respect.
Un seul joueur contre un monde entier
Clair Obscur: Expedition 33 n’est pas réputé pour sa clémence envers les joueurs. Avec son système de combat exigeant basé sur l’esquive et la parade, il demande une précision de métronome et une attention constante. C’est dans cet univers particulièrement punitif que Hayete Bahadori, spécialiste des runs sans dégâts, a choisi de se lancer. Connus des habitués de speedruns et de défis extrêmes, ses exploits précédents sur Prince of Persia: The Lost Crown, Dishonored ou encore Star Wars Jedi: Survivor n’étaient déjà pas à la portée du premier venu.
Cette fois, l’objectif était simple sur le papier mais monstrueux dans l’exécution : terminer tout le jeu sans se faire toucher une seule fois. Pari tenu, comme le prouve la vidéo de quatre heures publiée sur sa chaîne YouTube, où il traverse les combats les plus tendus sans jamais subir la moindre attaque.
Une performance encore plus corsée par un choix de gameplay inhabituel : l’utilisation d’un seul personnage actif sur la quasi-totalité de l’aventure. L’équipe complète n’a été activée qu’à de très rares moments imposés par la narration. Ce handicap auto-imposé réduit considérablement les options tactiques en combat, rendant chaque parade et chaque déplacement encore plus cruciaux.

Parer ou périr : l’importance du rythme
Dans un échange sur Reddit, Bahadori revient sur le passage le plus épineux du run : le combat final contre Renoir. Ce boss, que les joueurs expérimentés connaissent pour son enchaînement d’attaques rapides et imprévisibles, représente un véritable mur de difficulté à franchir sans encaisser de dégâts. Le youtubeur souligne la précision chirurgicale nécessaire pour parer chaque coup avec le bon timing, et la concentration quasi inhumaine que cela exige.
Tout son gameplay repose sur une lecture parfaite des animations ennemies et un sang-froid absolu. À ce niveau, chaque erreur se paie cash, et la moindre hésitation peut mettre fin à des heures de jeu. Ce run est donc aussi bien une leçon de maîtrise des mécaniques de gameplay qu’une vitrine de la profondeur de Clair Obscur: Expedition 33.
Un exploit qui fait réagir
Comme toujours sur Internet, les réactions ne se sont pas fait attendre. Certains internautes, amusés par l’intensité émotionnelle de certaines scènes du jeu, ont ironiquement affirmé que Bahadori ne pouvait pas ne pas avoir pris au moins des « dégâts émotionnels ». La réponse du principal intéressé ne s’est pas fait attendre : « vous m’avez eu », a-t-il répondu, avec son humour habituel.
Blague mise à part, cette performance attire une fois de plus l’attention sur les potentiels insoupçonnés du jeu quand on en pousse les mécaniques à l’extrême. Elle met aussi en lumière une approche du jeu vidéo très technique, presque sportive, où l’on ne joue plus seulement pour voir la fin, mais pour dominer complètement le système.
Pourquoi c’est impressionnant pour les joueurs
- Clair Obscur: Expedition 33 repose sur un système de combat où la parade est difficile mais essentielle
- Utiliser un seul personnage actif rend la gestion des combats beaucoup plus risquée
- Les combats de boss, comme celui contre Renoir, exigent une lecture parfaite des patterns
- Réaliser un run entier sans se faire toucher relève d’un entraînement quasi-militaire
Derrière l’exploit individuel, ce genre de prouesse nous rappelle aussi à quel point certains jeux offrent une vraie marge de progression. Et pour ceux qui aiment repousser leurs limites, l’exemple de Bahadori donne clairement envie de retenter l’aventure, manette en main.
