V masculin dans Cyberpunk 2077

Cyberpunk 2077 : les devs détruisent enfin la théorie sur le V masculin vs féminin

Depuis la sortie de Cyberpunk 2077, les joueurs multiplient les interprétations autour de son univers, de ses personnages et de ses choix narratifs. L’une des théories les plus tenaces, centrée sur le protagoniste V, vient d’être officiellement écartée par les développeurs, mettant fin à plus de deux ans de débats au sein de la communauté.

Un V masculin remplacé par un V féminin ? Ce n’était pas le but

Depuis les débuts de la communication autour de Cyberpunk 2077, CD Projekt RED avait choisi de mettre en avant la version masculine de V dans tout son marketing. Trailers, jaquettes, visuels promotionnels : le V homme, généralement nommé Vincent, y partageait l’affiche avec Johnny Silverhand, campé par Keanu Reeves. Cette version est restée l’image de référence du jeu jusqu’à sa sortie.

Mais avec Phantom Liberty, l’extension majeure sortie en 2023, le studio a cette fois mis la version féminine de V, baptisée Valerie, sur le devant de la scène. C’est elle que l’on retrouve sur les visuels de promotion, dans les bandes-annonces et même accompagnant les mises à jour majeures comme la 2.0. Ce revirement a donné naissance à une théorie chez certains fans : CD Projekt aurait volontairement effacé le V masculin avec Phantom Liberty, voire tenté de le faire oublier.

Face à l’ampleur des discussions, Igor Sarzyński, directeur des cinématiques sur Cyberpunk 2077, est récemment intervenu pour clarifier la situation. Lors d’un échange sur Bluesky, il a expliqué que ce changement n’était pas une prise de position idéologique, mais un choix créatif délibéré. Le studio souhaitait tout simplement équilibrer la représentation des deux incarnations de V à travers les différents contenus du jeu.

Cyberpunk 2077 V masculin

Un V pour chaque chapitre, un choix assumé par le studio

Selon Igor Sarzyński, la logique derrière cette alternance est simple : dans le jeu de base, c’est la version masculine de V qui a été massivement mise en avant, en cohérence avec le marketing de 2020. Pour Phantom Liberty, ils ont voulu « passer le relais » à la version féminine, mettant ainsi chaque version de V à l’honneur dans une grande partie du projet.

Il précise que le studio aime les deux interprétations du personnage, et qu’il ne s’agissait en aucun cas d’éclipser l’une pour valoriser l’autre. C’est un choix qu’on retrouve d’ailleurs dès la fameuse démo de gameplay de l’E3 2019, qui utilisait déjà une V féminine, bien que son apparence ait été retravaillée pour la version finale du jeu.

Avec cette précision, CD Projekt RED entend calmer le jeu et rappeler que, dans Cyberpunk 2077, chacun peut choisir son V, et que ce choix est respecté par l’équipe de développement jusque dans les décisions marketing les plus visibles.

Un rappel important pour les fans de roleplay

Cette déclaration vient surtout souligner un point souvent négligé dans les débats autour de l’image du jeu : Cyberpunk 2077 est avant tout un RPG dans lequel la personnalisation du héros est au cœur de l’expérience.

Le jeu propose autant de doublages, de dialogues et de scènes cinématiques adaptées au genre choisi. Que l’on joue Vincent ou Valerie, l’histoire, les interactions et la manière dont on peut incarner le personnage restent fondamentalement les mêmes.

Ce que Sarzyński confirme ici, c’est que la bascule de représentation est avant tout symbolique. En clair :

  • La version masculine de V dominait le jeu de base.
  • La version féminine de V incarne Phantom Liberty.
  • Les deux versions de V ont reçu un traitement équivalent en termes de doublage, de modélisation et de narration.

Il faut aussi souligner que cette décision s’inscrit dans une volonté globale d’amélioration de l’image du jeu. Avec la sortie de Phantom Liberty, accompagnée d’une refonte complète du gameplay via la MAJ 2.0, CD Projekt RED a démontré qu’il comptait bien offrir une expérience plus aboutie, plus équilibrée, et qui respecte les attentes des joueurs.

Au final, loin d’être une manœuvre de communication maladroite ou une tentative d’effacement, le choix de mettre une V féminine en avant dans Phantom Liberty s’inscrit dans une logique de parité narrative. Une approche plutôt rare dans un AAA, et qui mérite d’être soulignée.

Lucas Durand

Depuis mon plus jeune âge, je suis un inconditionnel des jeux vidéo. Que ce soit des classiques de l'ère 8-bits ou les dernières sorties AAA, je suis toujours à la recherche de la prochaine grande aventure vidéoludique. Ayant été testeur pour un magazine de jeux vidéo, j'ai une vision à la fois analytique et passionnée des jeux que j'aborde.

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