Une des attentes les plus fortes des fans de Fallout va enfin trouver son aboutissement dans la saison 2 de la série : les terribles Deathclaws font leur grande entrée. Todd Howard, le grand manitou de Bethesda, voulait en faire bien plus qu’un simple monstre. Et c’est réussi, ils font froid dans le dos.
Les Deathclaws, absents mais attendus dès la saison 1
La première saison de la série Fallout avait déjà su séduire les fidèles de l’univers avec sa pluie de références aux jeux : lieux emblématiques, personnages cultes, mystères omniprésents. Il ne manquait qu’un ingrédient clé à ce cocktail post-apo : les Deathclaws. L’absence de ces créatures iconiques n’était pas un oubli, mais un choix délibéré.
Todd Howard a confié que les Deathclaws avaient été mis de côté volontairement pour ne pas les gâcher. Ils ne devaient pas devenir une créature parmi tant d’autres, balancée dans une scène d’action pour faire joli. Leur arrivée devait faire sens, être intégrée intelligemment à l’histoire. Et la scène post-générique du dernier épisode de la saison 1 — avec un mystérieux crâne de Deathclaw aperçu sur la route vers New Vegas — plantait déjà habilement le décor.

Un flashback glaçant pour une entrée fracassante
Le quatrième épisode de la saison 2 démarre sur un flashback saisissant. Fini le Cooper Howard souriant dans son costume d’homme parfait des publicités d’avant-guerre. Cette fois, on le découvre en armure assistée T-45, dans un Alaska figé par le froid, en pleine bataille d’Anchorage. L’ambiance est tendue, presque claustrophobique.
Dans cette séquence, on comprend vite que les armures de l’époque n’étaient pas aussi fiables qu’on le pensait. La sienne tombe en panne, le laissant seul et vulnérable face à un petit groupe de soldats chinois. Alors qu’ils s’apprêtent à l’achever, une créature surgit du décor enneigé et change complètement la donne : un Deathclaw, massif, féroce, surgit du chaos.
L’affrontement est brutal et sans appel. Le monstre décime les soldats avec une puissance animale, puis s’arrête net devant Cooper. Les deux se sondent du regard. Contre toute attente, la bête l’épargne et disparaît dans les étendues gelées, comme un fantôme de guerre.
Les Deathclaws, monstres de laboratoire made in USA
Cet instant intense n’a pas seulement pour but d’en mettre plein la vue. Il révèle enfin les origines véritables des Deathclaws. Loin d’être de simples bêtes mutées par les radiations, ces créatures sont en réalité issues de projets secrets de l’armée américaine. Créées en laboratoire, elles étaient censées remplacer les soldats humains dans les missions trop risquées. Le plan n’a jamais été mené à terme : après la Grande Guerre, avec la destruction des infrastructures militaires, certains spécimens se sont échappés.
Cette révélation vient blinder encore un peu plus la relation naturelle de la série avec les jeux, car c’est un pan entier du lore qui prend ici vie à l’écran. Et ça marche. Le Deathclaw n’est pas juste une attraction numérique : il est filmé comme une menace réelle, pesante. À l’image de ces premières rencontres dans Fallout 3 ou New Vegas, où croiser une de ces bêtes dans le désert des Terres désolées signifiait souvent la mort imminente.
Une créature qui compte narrativement
Ce qui fait la force de cet épisode, c’est que le Deathclaw n’est pas une simple bête sauvage décérébrée. On sent qu’il y a quelque chose de plus profond dans sa présence. Todd Howard a même laissé entendre qu’un lien pourrait exister avec le parcours même de Cooper, avant qu’il ne devienne le terrible Ghoul.
Tout laisse penser que les Deathclaws seront non seulement impressionnants visuellement, mais également importants pour l’évolution de l’intrigue. À l’inverse de beaucoup de monstres de séries de genre, ils ne sont pas là pour le spectacle, mais pour enrichir l’univers et ses thématiques : les dérives de la science, l’inhumanité des conflits, et la perte de contrôle sur les créations humaines.
Un tournant pour la série
Avec ce premier Deathclaw enfin montré à l’écran, la série Fallout franchit un cap. Elle parvient à donner chair (et griffes) à l’une des figures les plus effrayantes de la franchise. Et à voir comment c’est mis en scène, il ne s’agit pas d’un coup d’épée dans l’eau. La suite promet de mettre davantage en lumière ces créatures, sans les banaliser.
Pour les fans de l’univers, c’est un moment fort, à la hauteur de l’attente. Pour les spectateurs moins familiers avec les jeux, c’est une nouvelle preuve que la série ne prend pas son public pour des idiots. Oui, Fallout joue avec ses monstres, mais elle le fait avec respect et talent.
