Multi Versus

Déçus par MultiVersus ? Ces ex-dirigeants tentent l’horreur rétro avec What the Stars Forgot

Deux anciens piliers du studio Player First Games, connu pour le développement raté de MultiVersus, se lancent dans une nouvelle aventure. Justin Fischer et Brock Feldman fondent Airlock Games, un studio indépendant qui privilégie des projets plus modestes, originaux et libérés des contraintes du modèle AAA.

Cap sur l’indépendance après l’échec de MultiVersus

When Warner Bros avait misé sur Player First Games pour créer MultiVersus, un jeu de combat réunissant les stars de la pop culture, l’ambition était claire : concurrencer des géants comme Super Smash Bros. Mais après un lancement en demi-teinte et une perte rapide d’audience, le jeu s’est retrouvé précipitamment relégué au placard. Résultat, Player First Games a été absorbé puis évincé, prenant fin dans la foulée.

De cette expérience frustrante sont ressortis deux anciens cadres clés : Justin Fischer, réalisateur et directeur du projet, et Brock Feldman, directeur technique. Désillusionnés par la lenteur et les compromis inhérents aux grosses productions, ils décident de prendre un virage à 180 degrés.

Avec Airlock Games, leur nouveau studio, ils visent des projets plus agiles, guidés par la passion et non par le marketing. Plus question de passer plusieurs années sur un giga-projet sous pression. Ils veulent expérimenter, créer sans se censurer, et surtout, livrer des jeux qui surprennent.

MultiVersus

What the Stars Forgot : un mélange d’horreur, de SF et de pixels

Premier projet d’Airlock Games, What the Stars Forgot rompt radicalement avec l’univers de MultiVersus. Oubliez les bastons frénétiques entre Bugs Bunny et Batman. Ici, on plonge dans un jeu narratif mélangé à de la simulation et de l’horreur psychologique.

Le style visuel tranche tout de suite : une esthétique 16 bits assumée, à mi-chemin entre nostalgie SNES et modernité pixel-art. L’inspiration est clairement citée : un mix de Star Trek pour la découverte spatiale, et de The Terror pour l’angoisse progressive dans l’isolement.

On incarne une équipe bloquée à bord d’un vaisseau spatial apparemment à l’abandon, forcée de prendre des décisions de survie tout en gérant les tensions internes et les éléments surnaturels. Le ton est volontairement plus mature et intimiste qu’un gros jeu AAA.

Le projet promet :

  • une narration interactive
  • des environnements semi-procéduraux
  • une ambiance sonore soignée

En bref, un jeu d’ambiance où chaque choix peut peser lourd dans la balance.

Développer vite, mais bien : la philosophie d’Airlock

Airlock Games cherche à aller droit au but en gardant une production agile. Leur objectif est clair : sortir une version en accès anticipé de What the Stars Forgot d’ici la fin de l’année. Pas question d’étirer le développement sur cinq ans avec des dizaines de reports.

Pour y arriver, les deux fondateurs misent sur une petite équipe resserrée, des outils de production efficaces, et surtout, un financement participatif lancé sur Kickstarter. L’objectif : récolter un peu plus de 21 000 euros pour aller au bout de leur vision.

Cette campagne de financement, lancée récemment, permet également à la communauté de suivre le développement de près et de donner son avis dès les premières phases. Une dynamique de transparence bien éloignée du secret pesant des grosses productions.

Un projet atypique pour ceux qui veulent autre chose

À l’heure où le marché est saturé de suites, de remakes et de microtransactions, le projet d’Airlock Games a de quoi intriguer. What the Stars Forgot parle à un public curieux, amateur d’expériences singulières et de mécaniques originales.

Avec un duo de vétérans aux commandes et une volonté manifeste de s’éloigner des standards, ce nouveau studio mérite qu’on garde un œil sur lui. Et si vous aimez les jeux indés étranges et atmosphériques, le genre à vous surprendre à trois heures du matin, vous pourriez bien y trouver votre compte.

Lucas Durand

Depuis mon plus jeune âge, je suis un inconditionnel des jeux vidéo. Que ce soit des classiques de l'ère 8-bits ou les dernières sorties AAA, je suis toujours à la recherche de la prochaine grande aventure vidéoludique. Ayant été testeur pour un magazine de jeux vidéo, j'ai une vision à la fois analytique et passionnée des jeux que j'aborde.

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