Deux frères jumeaux américains ont orchestré une vengeance numérique spectaculaire après leur licenciement. Sohaib et Muneeb Akhter ont supprimé 96 bases de données gouvernementales en 56 minutes, utilisant une IA pour effacer leurs traces. Un sabotage informatique qui révèle les failles béantes de la cybersécurité administrative.
Une vengeance express de 56 minutes
Sohaib et Muneeb Akhter, employés d’une entreprise de Washington D.C. desservant 45 agences fédérales américaines, ont été licenciés le 18 février 2025 lors d’une visioconférence. Immédiatement après cette annonce, Muneeb Akhter a exploité un accès oublié pour supprimer 96 bases de données sensibles hébergées à Ashburn en Virginie, incluant des données du Département de la Sécurité Intérieure (DHS), des dossiers FOIA et des systèmes judiciaires. Cette destruction massive s’est déroulée en seulement 56 minutes, révélant une faille de sécurité majeure dans la gestion des accès administrateurs.
Les deux frères n’ont pas agi au hasard. Ils ont également volé les données personnelles de 450 individus de l’IRS et copié 1 805 fichiers de l’EEOC sur des clés USB. D’après les informations rapportées par Droit.developpez.com, cette opération était minutieusement préparée.
Cette affaire illustre parfaitement les risques de la vengeance numérique post-licenciement et l’usage détourné de l’intelligence artificielle dans le sabotage informatique.
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Mais le plus glaçant dans cette histoire reste l’utilisation d’une IA générative. Pour dissimuler leurs actes, les frères Akhter ont interrogé une intelligence artificielle sur les méthodes d’effacement des logs SQL Server et Windows Server 2012. Cette consultation révèle une nouvelle dimension dans les cyberattaques : l’IA comme complice technologique pour perfectionner les sabotages.
Le FBI a perquisitionné leur domicile trois semaines après les faits, saisissant du matériel informatique et découvrant 7 armes à feu détenues sans permis. Selon Phonandroid.com, cette perquisition a permis de rassembler les preuves nécessaires aux poursuites.
Des condamnations exemplaires attendues
Sohaib Akhter a été condamné par un jury fédéral le 8 mai 2026, soit mercredi dernier. Sa mise en examen prévue le 9 septembre 2026 pourrait lui valoir une peine maximale de 21 ans de prison. Son frère Muneeb, principal exécutant de la suppression des 96 bases de données, risque quant à lui 45 ans d’emprisonnement pour fraude informatique et autres chefs d’accusation.
Cette affaire soulève des questions cruciales sur la cybersécurité des administrations. Comment des accès critiques peuvent-ils rester actifs après un licenciement ? La rapidité d’exécution – 56 minutes pour détruire 96 bases de données – révèle des protocoles de sécurité défaillants.
| Élément | Détail | Impact |
|---|---|---|
| Bases supprimées | 96 en 56 minutes | Paralysie administrative |
| Données volées IRS | 450 individus | Violation fiscale majeure |
| Fichiers EEOC copiés | 1 805 sur USB | Fuite de données RH |
| Peine maximale Sohaib | 21 ans | Dissuasion judiciaire |
| Peine maximale Muneeb | 45 ans | Sanction exemplaire |
D’après Zataz.com, cette affaire marque un tournant dans la perception des menaces internes. L’usage d’IA pour perfectionner un sabotage informatique ouvre une nouvelle ère de cybermenaces hybrides, mêlant rancœur humaine et sophistication technologique. Cette sophistication rappelle l’univers cyberpunk de RUINER 2, où la technologie devient une arme redoutable. Les entreprises françaises feraient bien de réviser leurs procédures de révocation d’accès et de surveillance des consultations d’IA par leurs employés.
