Borderlands 4 est dans les mains des joueurs depuis peu, et si le plaisir de tir et l’écriture sont au rendez-vous, une bonne partie de la communauté commence à pointer du doigt un problème très gênant : il devient parfois presque impossible de repérer les ennemis à l’écran. La faute à une direction artistique qui manque cruellement de contraste.
C’est quoi ce brouillard visuel ?
La plainte revient de plus en plus sur les forums : tous les éléments du décor semblent partagés dans une même palette de couleurs. Résultat, les ennemis se fondent dans le décor et deviennent difficilement détectables à distance. Un joueur sur Reddit, IL_Giudice, a même partagé une capture d’écran où l’on distingue à peine une cible, camouflée dans les tons ternes du décor. Une image qui illustre bien le malaise général : trouver un adversaire relève parfois de l’épreuve de vision.
Une boussole à double tranchant
Le système de boussole du jeu, censé indiquer la position des ennemis, n’aide pas vraiment. Il peut parfois vous alerter sur la présence d’un adversaire… qui se trouve à des kilomètres, ou qui vous ignore complètement. Ce signalement permanent pousse le joueur à rester sur ses gardes en permanence, à se retourner sans cesse, pour ne finalement trouver personne à l’horizon. L’effet « loup dans la bergerie », sauf que la bergerie est immense et le loup transparent.
C’est là que certains évoquent des solutions assez simples
Ajouter une lueur autour des ennemis, un léger contour coloré, ou tout autre effet visuel qui permettrait de trancher clairement avec l’environnement. Des options qu’on retrouve dans pas mal d’autres FPS modernes, en particulier quand ils misent sur l’accessibilité.
Des options d’accessibilité trop limitées
Le plus frustrant, c’est que Borderlands 4 propose bien une section dédiée à l’accessibilité, mais rien pour améliorer la visibilité des ennemis. Ceux qui ont des problèmes de vue ou qui jouent sur des écrans moins bons doivent redoubler d’attention. Pour un titre aussi populaire et aussi attendu, ce manque fait tâche. Impossible de :
- Modifier les contrastes
- Accentuer les silhouettes
- Rendre les personnages visibles à travers certains obstacles
— un vrai manque par rapport à ce que la concurrence propose aujourd’hui.
Une bévue côté tests ?
Ce souci de lisibilité soulève une vraie interrogation chez les joueurs : comment une telle faiblesse est-elle passée entre les mailles des phases de QA ? D’autant que ce n’est pas une question technique complexe à repérer. Dès la première session, il suffit de tirer trois balles dans une zone encombrée pour se rendre compte que quelque chose cloche.
Cela s’ajoute à une liste déjà bien fournie de défauts signalés au lancement, comme les :
- Menus peu lisibles
- Murs invisibles
- Disparition impromptue de certains boss
- Performances qui laissent parfois à désirer
Et même si l’on sait que Gearbox est déjà au travail pour corriger tout ça, les joueurs espèrent que cette histoire de visibilité ne traînera pas.
Un jeu fun mais qui fatigue les yeux
Ce qui est paradoxal, c’est que malgré tous ces problèmes, Borderlands 4 reste un jeu efficace. Le système de déplacement est nerveux, les gunfights conservent une grosse patate, et l’humour semble enfin avoir trouvé un peu plus de subtilité. Mais voilà, pour profiter de tout ça, il faut parfois s’y reprendre à deux fois pour repérer un ennemi, zoomer partout, ajuster la luminosité, voire s’approcher dangereusement d’une menace sans la voir venir.
À espérer qu’un patch vienne bientôt corriger ce flou artistique, histoire qu’on puisse se concentrer sur ce que le jeu fait de mieux : tirer, exploser, looter, recommencer.

