Divinity a frappé fort lors des Game Awards 2025. Révélé dans un trailer aussi troublant que marquant, le nouveau RPG de Larian Studios promet de pousser l’horreur bien plus loin que Baldur’s Gate 3. Et à en croire les fans vétérans, les nouveaux venus risquent d’avoir un choc.
Un trailer qui retourne l’estomac
Le public des Game Awards ne s’attendait sans doute pas à ça. Le trailer de Divinity, dévoilé par Larian Studios, a stupéfié par sa violence graphique et son ambiance oppressante. Dès les premières secondes, on y voit une peau humaine fondre lentement pendant que son propriétaire hurle de douleur. Quelques instants plus tard, une statue monstrueuse, faite de chair et d’os humains, surgit à l’écran. Ce ne sont pas que des effets chocs pour choquer. Le malaise est réel, palpable. Certains spectateurs ont même détourné les yeux, incapables de soutenir les images.
Ce n’est pas un simple changement de ton, c’est un véritable virage. Si Baldur’s Gate 3 flirtait parfois avec le sombre, Divinity plonge sans retenue dans la noirceur. Une façon pour Larian d’opérer un retour aux sources plus que de surfer sur le succès de leur précédent jeu.

Larian revient à ses racines… les plus sombres
Les fans de la première heure le savent : ce nouveau Divinity n’est pas une anomalie, c’est un retour aux fondamentaux. Bien avant Baldur’s Gate 3, Larian avait déjà livré des jeux aux atmosphères lourdes et parfois très dérangeantes. Il suffit de se replonger dans Divinity: Original Sin 2 pour retrouver des moments où le malaise prend le dessus, malgré l’humour et l’aspect coloré affichés à l’écran.
Sur Reddit, de nombreux vétérans de la franchise rappellent les scènes marquantes des précédents titres :
- Un village entier anéanti par un brouillard de mort
- Les fantômes d’enfants hantant les pas d’un homme brisé
- Une divinité se nourrissant littéralement des âmes des morts
- Un écureuil chevauchant le cadavre d’un chat mort-vivant (oui, vraiment)
Autant de moments qui n’avaient rien d’anecdotiques, et qui confirmaient déjà l’audace scénaristique du studio. À l’époque, certains avaient reproché à Original Sin 2 son ton trop léger, mais à y regarder de plus près, l’horreur s’y cachait souvent sous une couche de dialogues vifs et d’humour noir.
Attention, Baldur’s Gate 3 n’était que le début
Certes, Baldur’s Gate 3 comportait quelques séquences bien glauques, notamment celle du soldat mutant qui devient un Illithid. Mais à côté de ce que montre ce premier trailer de Divinity, ça ressemble presque à une promenade de santé. La violence n’est ici plus une simple ponctuation dramatique, elle est au cœur même de l’univers présenté.
Cette orientation risque de désarçonner bon nombre de joueurs qui ont découvert Larian avec Baldur’s Gate. On y trouvait un équilibre subtil entre tension dramatique, légèreté narrative, et longues phases de gameplay tactique. Ce nouvel opus de Divinity, s’il tient la promesse donnée par cette première vidéo, semble lui préférer un ton radical et sans concession.
Un RPG très attendu, mais pas pour tous les publics
Développé et édité par Larian Studios, Divinity appartient officiellement au genre RPG classique. Pourtant, tout indique que son ambition dépasse largement le simple cadre des systèmes de jeu à la sauce old school. Fort du succès critique et commercial de Baldur’s Gate 3, le studio semble vouloir frapper encore plus fort mais aussi oser davantage.
Les attentes sont énormes, c’est certain. Mais elles s’accompagnent désormais d’un avertissement non dissimulé. Les fans de longue date préviennent : ceux qui espèrent retrouver un récit à mi-chemin entre tension et légèreté risquent de tomber de haut. Ici, il sera question de souffrance, de monstruosité, de choix moraux déchirants. Et probablement d’un univers sans espoir.
Divinity ne s’annonce pas comme une suite spirituelle à Baldur’s Gate 3, mais comme un retour frontal à une fantasy davantage viscérale que romantique. Une chose est sûre : Larian n’a pas fini de surprendre. Mais cette fois, il ne faudra pas avoir l’estomac trop fragile.
