Doom: The Dark Ages

Doom: The Dark Ages se trouve déjà sur le Game Pass : vaut-il le détour ?

Trois millions de joueurs en quelques jours : Doom: The Dark Ages signe le meilleur lancement de l’histoire du studio id Software. Ce démarrage fulgurant surpasse de loin celui de Doom Eternal, pourtant déjà bien accueilli en son temps. Si certains chiffres étonnent, notamment sur Steam, une partie de la réponse se trouve du côté du Game Pass.

Un démarrage record qui met la barre très haut

Bethesda l’a confirmé via ses réseaux sociaux : Doom: The Dark Ages devient le jeu au lancement le plus réussi jamais publié par id Software. Trois millions de joueurs sont déjà montés à bord du dernier défouloir infernal, un cap franchi sept fois plus vite que Doom Eternal. On est clairement sur un départ canon, qui propulse ce nouvel épisode bien au-dessus des standards habituels du studio.

Le chiffre impressionne d’autant plus quand on sait que Bethesda ne détaille pas officiellement la répartition sur les différentes plateformes. Autrement dit, on ne sait pas combien de ces joueurs l’ont acheté plein pot, ni sur quel support ils jouent. Ce flou pousse une partie de la communauté à demander plus de transparence, notamment sur le nombre réel de copies vendues.

Doom The Dark Ages

Un succès porté par le Game Pass

Derrière ces chiffres impressionnants se cache un gros moteur : le Xbox Game Pass. Une bonne partie de ces trois millions de joueurs ont découvert le jeu via cet abonnement, largement adopté par les joueurs PC et Xbox. C’est très probablement pour cela que certaines stats, notamment sur Steam, peuvent paraître en retrait. Beaucoup s’étonnent des chiffres jugés faibles sur la plateforme de Valve, mais ils ne racontent qu’une partie de l’histoire.

Dans l’écosystème Microsoft, un jeu peut cartonner sans forcément vendre comme à l’ancienne. L’impact du Game Pass, avec sa mise à disposition immédiate pour des millions d’abonnés, change la manière dont on évalue un lancement aujourd’hui. À ce petit jeu, Doom: The Dark Ages coche toutes les cases du carton.

Un débat qui agite les joueurs

Le sujet reste sensible : pour certains joueurs, le fait qu’un jeu soit massivement joué ne veut pas dire qu’il est rentable. Ce débat ne date pas d’hier. D’autres titres comme Hi-Fi Rush ou Clair Obscur: Expedition 33 ont connu un accueil très positif sur le Game Pass, tout en se retrouvant au cœur de discussions similaires sur leur prétendue rentabilité ou leur « succès réel« .

Ce qui divise, c’est surtout cette idée que les jeux disponibles via abonnement n’incarnent plus une réussite commerciale au sens traditionnel. Et comme les éditeurs communiquent souvent uniquement sur le nombre de joueurs plutôt que sur les ventes pures, l’opacité alimente les critiques.

Des signes positifs au-delà du Game Pass

Mais Doom: The Dark Ages n’est pas uniquement performant sur abonnement. Xbox a dévoilé un autre chiffre révélateur : c’est l’éditeur ayant enregistré le plus de précommandes sur le PlayStation Store en 2025. Un signal clair que les titres Microsoft peuvent aussi cartonner sur la console concurrente, et que Doom conserve un pouvoir d’attraction fort, toutes plateformes confondues.

On peut donc imaginer que le jeu génère malgré tout des revenus significatifs – entre ventes directes et arrangements avec le Game Pass – même si le détail resterait à confirmer.

Une franchise toujours aussi solide

Qu’on l’achète ou qu’on y joue via un abonnement, une chose est sûre : Doom: The Dark Ages marque un tournant pour la saga. Il draine un public massif, entretient l’aura du studio, et confirme que la franchise reste un pilier du jeu d’action à la première personne. Même sans chiffres détaillés sur les ventes, sa popularité immédiate parle d’elle-même.

Dans l’industrie actuelle, c’est peut-être ça, le nouveau standard du succès.

Lucas Durand

Depuis mon plus jeune âge, je suis un inconditionnel des jeux vidéo. Que ce soit des classiques de l'ère 8-bits ou les dernières sorties AAA, je suis toujours à la recherche de la prochaine grande aventure vidéoludique. Ayant été testeur pour un magazine de jeux vidéo, j'ai une vision à la fois analytique et passionnée des jeux que j'aborde.

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