Dragon Quest I & II

Dragon Quest I & II trop datés ? Le remake HD-2D réinvente l’expérience sans trahir l’original

Les fans de RPG classiques ont de quoi se réjouir : Dragon Quest I & II reviennent en force avec une version HD-2D aussi soignée que stylée. Attendus pour le 30 octobre 2024, ces remakes modernisent deux piliers du genre en gardant leur identité d’origine. Voici ce qu’il faut savoir.

Un lifting visuel qui fait mouche

Si la licence Dragon Quest ne cesse de marquer les joueurs depuis près de quarante ans, ces deux premiers épisodes avaient bien besoin d’un coup de polish pour s’adresser à un public actuel. C’est chose faite avec cette version HD-2D, un style désormais bien rodé chez Square Enix depuis Octopath Traveler ou encore Live A Live.

Les sprites, toujours en 2D, sont réintégrés dans des environnements 3D rendus avec une grande finesse. Le jeu joue avec la profondeur de champ grâce au tilt shift et à des effets de flou maîtrisés, ce qui permet de donner vie à un monde autrefois très rudimentaire. L’ambiance générale y gagne énormément : les villes respirent un nouvel air et les donjons plongent le joueur dans une atmosphère bien plus marquée.

En combat, même soin apporté : les éclairages, les ombres et les effets visuels embellissent l’action sans la trahir. Pas de révolution dans la mise en scène, mais un vrai confort visuel qui rend l’expérience plus moderne sans sacrifier l’esprit old school.

Dragon Quest I & II version HD-2D

Des systèmes old school… avec quelques ajustements

Cela dit, soyons clairs : Dragon Quest I & II restent des jeux conçus à une autre époque, et ça se sent. Les bases du gameplay sont très classiques, voire archaïques. On avance, on parle, on combat au tour par tour sans grande subtilité. Heureusement, quelques ajouts viennent simplifier la vie du joueur moderne.

Parmi eux :

  • Des marqueurs de quête pour ne pas se perdre
  • Une fonction d’accélération des combats
  • Une interface plus claire et lisible

Ces fonctions suffisent à rendre les jeux plus fluides, mais ne changent pas fondamentalement leur structure. On reste sur une progression basique avec beaucoup d’allers-retours et une narration minimale, surtout dans le premier opus.

Une durée de vie modeste, mais accessible

L’autre point à noter, c’est la durée de vie contenue des deux épisodes. Le premier se boucle en une dizaine d’heures, le second entre 16 et 20 heures. Ça peut paraître court, mais pour des jeux d’initiation ou une session retro allégée, c’est finalement un bon compromis. Cela permet aussi de mieux apprécier les évolutions entre chaque opus.

En les remettant à l’honneur aujourd’hui, Square Enix vise clairement à attirer une nouvelle génération de joueurs curieux de découvrir les origines du JRPG. Et même si leur simplicité peut surprendre, ces deux titres posent les bases de beaucoup de codes du genre.

Un remake qui suit une logique bien rodée

Dragon Quest I & II sortent après Dragon Quest III HD-2D, un choix volontaire de la part de Square Enix. Ce troisième épisode, plus riche et mieux construit, sert ici de point d’entrée parfait dans la trilogie d’Erdrick. Une fois les nouveaux joueurs conquis, les deux premiers remakes viennent compléter l’histoire dans un ordre logique mais inversé.

C’est stratégique et plutôt malin : proposer le jeu le plus accessible et ambitieux en premier pour ensuite décliner progressivement vers les racines de la série. D’autant plus que tous ces remakes profitent du même soin de réalisation, avec une cohérence visuelle et technique appréciable sur Switch.

En route vers la Switch 2 et un avenir en HD-2D ?

Square Enix ne cache pas ses ambitions avec cette série de remakes. L’annonce officielle d’une sortie sur Switch 2 pour octobre confirme que l’éditeur veut voir plus loin. Cette nouvelle machine devrait logiquement offrir un rendu encore plus net et une fluidité irréprochable pour ces jeux à la technique volontairement rétro.

Et dans les coulisses, beaucoup espèrent que cette vague HD-2D touche d’autres licences sacrées. Chrono Trigger est clairement en haut de la liste des fans, et avec un tel traitement visuel et sonore, il pourrait reprendre sa place parmi les meilleurs RPG de tous les temps, à la fois pour les nostalgiques et les nouveaux venus.

Lucas Durand

Depuis mon plus jeune âge, je suis un inconditionnel des jeux vidéo. Que ce soit des classiques de l'ère 8-bits ou les dernières sorties AAA, je suis toujours à la recherche de la prochaine grande aventure vidéoludique. Ayant été testeur pour un magazine de jeux vidéo, j'ai une vision à la fois analytique et passionnée des jeux que j'aborde.

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