Avec Elden Ring, les affrontements de boss sont souvent des moments d’anthologie — et le Dreglord, boss final du DLC Nightreign « The Forsaken Hollows », coche toutes les cases. Intensité, complexité, et mise en scène épique : ce combat en deux phases pousse les réflexes et la stratégie des joueurs dans leurs derniers retranchements.
Un premier round lourd, lent mais brutal
La première phase du combat oppose le joueur à Straghess, le Dreglord, une abomination imposante et méthodique. Ici, le rythme est trompeur. Les coups du Dreglord peuvent sembler lents, mais ils frappent fort, très fort. Il enchaîne des combos d’armes en trois frappes, parfois cinq, avec une charge entre chaque, laissant peu de marge d’erreur.
Parmi ses attaques signature, on trouve le « Ball of Horrors », un projectile magique qui oblige à bouger en permanence sous peine de se faire punir. Ce qui complique la donne, c’est « Bloody Good Time » : une capacité où Straghess s’élève dans les airs, invoque des ennemis secondaires (adds), et génère une accumulation de rot, une forme de pourriture dévastatrice.
Il enchaîne souvent avec « Explosive Slams », une série de frappes brutales se terminant sur un choc de zone particulièrement délicat à esquiver sans une lecture attentive de ses mouvements.

Un second acte qui accélère violemment la cadence
La difficulté monte d’un cran avec la seconde phase. Straghess délaisse sa lourdeur pour des attaques plus nerveuses et imprévisibles. Les ouvertures sont rares, et le rythme impose un tout autre niveau de vigilance.
Il utilise notamment :
- Le « Swipe Slam Combo », un enchaînement ultra-rapide en quatre temps qui s’achève sur une descente destructrice
- L’ »Attaque ciblée », combo de coups rapides suivis d’une puissante explosion en geyser
- Une mécanique de tours invoquées : soit une tour isolée servant de tremplin pour l’ennemi, soit un groupe de grandes tours qui balayent la zone par vagues, forçant à se repositionner constamment
Ces attaques demandent de l’anticipation, mais surtout une parfaite maîtrise des roulades (iframes) pour passer à travers les animations les plus létales.
Une gestion stratégique indispensable
Ce combat ne se résume pas à des timings parfaits. Il encourage aussi une micro-stratégie autour des invocations ennemies. Certains builds peuvent en tirer avantage, notamment grâce au passif de l’érudit (Scholar), qui permet de régénérer de la vie sur les adds. Mais attention : les ignorer trop longtemps les rend plus redoutables, surtout quand la pression monte à mesure que Straghess accumule des stacks de dégâts pendant la première phase.
Les indices visuels sont eux aussi cruciaux à repérer. Lorsqu’il tire du sang du sol, c’est le signal d’une attaque majeure à venir : soit un projectile explosif, soit une onde de choc immense. Chercher ces signes et réagir immédiatement peut faire la différence entre une esquive salvatrice et un game over brutal.
Une fin en beauté pour l’extension
Terrasser le Dreglord donne accès à la relique « The Night of Dregs », concluant le scénario principal du DLC. Fidèle à l’ADN d’Elden Ring, cette ultime épreuve est aussi punitive que gratifiante. Elle s’inscrit parfaitement dans la lignée des boss mémorables du FromSoftwareverse, où chaque victoire se mérite à la sueur du front, pad moite à l’appui.
