Lors du “Trade Anything Day” organisé récemment par GameStop, certains clients sont allés très loin dans l’interprétation du mot “tout”. Contre toute attente, deux pièces de taxidermie ont bel et bien été échangées contre du crédit en magasin, confirmant que la chaîne avait tenu promesse malgré un règlement à première vue délirant.
La taxidermie validée pour du crédit en boutique
Quand GameStop a lancé son initiative “Trade Anything” en novembre dernier, la formule faisait sourire. L’idée : permettre aux gens de se débarrasser d’objets encombrants ou inutiles contre 5 dollars de crédit magasin, tant qu’ils respectaient quelques contraintes basiques, notamment car l’enseigne prévoyait d’en remettre certains à des associations caritatives. Parmi les nombreuses exceptions listées figurait un point improbable : la taxidermie. Officiellement acceptée selon les conditions générales, cette clause inhabituellement permissive a aussitôt alimenté les débats sur les limites du système.
Certains employés craignaient que des gens essaient de ramener n’importe quoi, jusqu’à des chewing-gums mâchés. Le flou de la règle et le manque d’encadrement faisaient craindre le pire. Et, dans un premier temps, rien de très extravagant n’avait émergé, si ce n’est de vieilles consoles ou des accessoires insolites partagés sur les réseaux par quelques salariés amusés.
Mais la promesse a fini par se concrétiser : deux animaux naturalisés ont été acceptés comme monnaie d’échange. Un oiseau empaillé et un félin de montagne majestueusement figé, selon les photos publiées directement sur le compte Twitter de GameStop.

Un règlement flou, des choix contradictoires
GameStop avait pourtant fixé une limite claire : tout objet proposé au troc devait tenir dans une boîte de 20x20x20 cm. Or, les deux spécimens taxidermiques acceptés semblent largement dépasser ces dimensions. Difficile de glisser un lynx empaillé dans un cube de 20 centimètres, sauf à le compresser au risque de l’abîmer.
Malgré cela, les responsables locaux ont manifestement fermé les yeux, sans doute pour tenir l’engagement “on prend tout” et alimenter la viralité de l’événement. Une décision plutôt curieuse quand on apprend, par ailleurs, que certains employés ont refusé des dons nettement plus utiles, comme des boîtes de soupe, jugées “non conformes”.
Forcément, les réseaux sociaux se sont emparés du sujet. Entre moqueries, incompréhension et fascination dubitative, l’attitude de l’enseigne a suscité de nombreux commentaires pointant une gestion incohérente des règles, entre excès de zèle et largesses troublantes.
Un coup de communication pas si innocent
Malgré les remous, l’opération a atteint son objectif principal : faire parler d’elle. Grâce à quelques coups d’éclat comme ces échanges animaliers improbables, GameStop a généré du buzz à moindres frais. À en croire les témoignages recueillis, les heureux propriétaires des objets taxidermiques n’ont pas protesté : ils sont repartis avec leurs 5 dollars de crédit en poche, et sans se faire prier.
Reste à savoir si la chaîne reproduira ce genre d’opération. Le concept “Trade Anything” a prouvé son potentiel viral, mais aussi ses limites pratiques. Si une édition 2.0 doit voir le jour, il y a fort à parier que les conditions seront revues pour éviter les abus… ou simplement les scènes trop surréalistes.
Petite piqûre de rappel sur les conditions de l’offre :
- Objet accepté uniquement si placé dans une boîte de 20x20x20 cm
- Un seul échange par personne
- Crédits accordés : 5 dollars, quel que soit l’objet
- Potentiellement redistribué à des associations caritatives (à la discrétion des magasins)
Avec deux animaux naturalisés échangés pour quelques dollars de crédit, GameStop est allé jusqu’au bout de son idée, quitte à frôler l’absurde.
