Enotria: The Last Song mérite qu’on s’y attarde. Ce souls-like italien indépendant de Jyamma Games, inspiré de la Commedia dell’Arte, surprend par son univers ensoleillé unique. Malgré un accueil critique mitigé, ses mises à jour continues et son level design inventif en font une pépite méconnue pour les amateurs du genre exigeant.
Un souls-like italien qui sort des sentiers battus
Jyamma Games et ses équipes ont confirmé ce samedi leur engagement continu sur Enotria: The Last Song, sorti en 2024 sur PC, PS5 et Xbox Series. Le titre se distingue par son approche « Summer-Soul » inspirée du folklore italien et de la Commedia dell’Arte, une direction artistique qui tranche avec l’esthétique sombre habituelle du genre. Cette originalité s’accompagne de mécaniques innovantes comme le système d’Ardore permettant de manipuler environnement et ennemis, ainsi qu’un arsenal de masques octroyant des pouvoirs uniques.
Le studio italien, fort de contributions sur Cyberpunk 2077 et Dying Light 2, mise sur un gameplay axé parade rappelant Sekiro. Les combats s’articulent autour d’un système d’éléments complexe avec quatre affinités : Fatuo, Vis, Malanno et Gratia. La monnaie Memoria, perdue à la mort et récupérable au point de décès, respecte les codes du genre tout en s’intégrant dans cet univers mythologique ensoleillé.
Cette présentation détaillée du gameplay illustre parfaitement l’ambition du titre malgré son budget modeste.
Mais c’est le level design qui constitue la vraie surprise d’Enotria. Selon Gamekult, malgré l’inexpérience relative du studio et les contraintes budgétaires, certaines zones comme le Monastère de Maja ou Falesia Magna révèlent une créativité remarquable. Les boss Zanni, Pantalone et Arlecchino s’inscrivent naturellement dans cette esthétique théâtrale, même si l’exécution souffre parfois de maladresses techniques.
Des améliorations constantes qui changent la donne
Le patch V.1.005, déployé récemment sur PC et PS5, illustre l’engagement de Jyamma Games. Cette mise à jour corrige notamment le blocage de progression après le boss Arlecchino, ajuste les mécaniques de combat et améliore les animations. D’après les retours communautaires, ces corrections successives transforment progressivement l’expérience initiale jugée répétitive.
Les critiques pointaient initialement un manque de fluidité dans les combats et une certaine maladresse dans l’exécution gameplay. Mais l’ambiance unique et la direction artistique saluée par la presse spécialisée maintiennent l’intérêt des joueurs. Les étapes restaurant la santé et les flasques d’Armonia s’intègrent naturellement dans ce folklore italien revisité.
| Aspect | Enotria | Sekiro | Lies of P |
|---|---|---|---|
| Focus combat | Parade | Parade | Parade/Esquive |
| Univers | Folklore italien | Japon féodal | Belle Époque |
| Originalité | Très élevée | Élevée | Moyenne |
| Polish technique | En amélioration | Excellent | Très bon |
Cette comparaison révèle le potentiel d’Enotria face aux références du genre. Difficile de ne pas s’interroger sur l’évolution future du titre, tant les fondations créatives semblent solides. Les zones comme Litumnia ou Quinta promettent encore des découvertes pour les joueurs français en quête d’originalité. Ce souls-like italien mérite définitivement sa chance dans un marché saturé de clones sans âme.
