Deux ans après la sortie de Baldur’s Gate 3, le succès du RPG de Larian Studios ne faiblit pas. Ce titre a non seulement éclipsé la précédente franchise du studio, Divinity, mais aussi élargi considérablement son public. Pourtant, malgré leur lien, Swen Vincke ne recommande pas forcément aux fans de BG3 de plonger tête baissée dans les anciens volets de Divinity.
Divinity et Baldur’s Gate 3, deux approches bien différentes
Dans une interview récente, Swen Vincke, directeur de Larian Studios, reconnaît que si les joueurs de Baldur’s Gate 3 ont aimé avant tout l’aspect narratif, cinématographique et immersif du jeu, ils risquent d’être déçus en retournant vers les anciens titres de la saga Divinity. Car ces derniers proposent une expérience nettement plus tactique, moins mise en scène, et avec des mécaniques un peu datées aujourd’hui.
Les jeux Divinity – notamment Original Sin 1 et 2 – sont profondément ancrés dans une approche old-school du RPG, avec une narration moins dirigée, une caméra plus distante et une liberté tactique plus rigide. Ce n’est donc pas le même feeling manette en main. Là où Baldur’s Gate 3 mise sur la performance des doublages, des choix complexes et une réalisation presque cinématographique, Original Sin joue la carte de la lisibilité et de la complexité stratégique.

Original Sin 2, le chaînon manquant entre Divinity et BG3
Cela dit, Vincke recommande chaudement Divinity: Original Sin 2, surtout pour ceux qui cherchent un jeu coopératif profond, aux libertés de gameplay impressionnantes. Selon lui, Original Sin 2 est même le vrai précurseur de Baldur’s Gate 3 : un terrain d’expérimentation qui a permis à Larian de poser les bases techniques et l’ADN du succès que représente aujourd’hui BG3.
- De la coopération locale ou en ligne sur toute la campagne
- Une grande liberté dans les combats et les interactions
- Des choix de personnages et d’approche dès l’introduction
- Un moteur de jeu très proche de celui de BG3
Le rythme y est différent, mais les amateurs de construction de personnages et d’approches tactiques variées s’y retrouveront clairement. Même si la forme est plus rustique, le fond est riche.
Et pour les curieux, Original Sin 1 reste à découvrir
Pour les plus motivés, Swen Vincke mentionne aussi Divinity: Original Sin premier du nom. Il le décrit comme plus rudimentaire, notamment à cause de l’absence de compagnons mémorables ou de dialogues vraiment marquants. Malgré tout, le jeu contient déjà les germes du système de combat qui a fait la renommée du studio, et sa vision d’un RPG ouvert et malléable.
Ceux qui veulent comprendre d’où vient Larian, ou s’intéressent aux racines du système de jeu de BG3, peuvent y jeter un œil en connaissance de cause. Mais il ne faut pas s’attendre à une qualité visuelle ou narrative à la hauteur des standards 2024.
Un futur Divinity fidèle à sa ligne
Le plus intéressant dans cette interview, c’est sans doute la vision de l’avenir. Le prochain jeu de la série Divinity ne sera pas un reboot. Swen Vincke précise vouloir rester fidèle à l’univers et prendre en compte l’ensemble des épisodes déjà sortis, y compris le très décalé Ego Draconis.
Cela dit, l’équipe semble vouloir faire le lien avec l’héritage d’Original Sin plutôt que celui des tout premiers jeux. Les mécaniques, l’atmosphère et sans doute le gameplay tireront d’avantage leur inspiration d’Original Sin 2 que de Divine Divinity ou Beyond Divinity. Une manière pour Larian de rester cohérent avec ce qu’ils font de mieux aujourd’hui sans trahir les racines de la série.
Ceux qui veulent se replonger dans l’univers Divinity au-delà de BG3 pourront donc explorer l’histoire de cet univers à travers les anciens titres — mais avec un œil curieux, pas forcément pour le fun immédiat.
