Riot Games acte le retour officiel de la LCS et du CBLOL pour la saison 2026, enterrant définitivement le projet LTA. En réponse aux critiques de la communauté et aux résultats mitigés du format fusionné, chaque ligue retrouvera son autonomie, sa structure et son identité régionale forte. Objectif : reconnecter avec les fans.
Deux ligues, deux identités retrouvées
Riot a écouté le message clair des joueurs, des fans et des équipes : le format unifié LTA n’a pas convaincu. Dès 2026, la ligue nord-américaine LCS et la ligue brésilienne CBLOL reprendront chacune leur fonctionnement propre, avec des saisons distinctes et sans phases croisées entre régions, comme c’était le cas auparavant.
Le retour à deux ligues séparées marque surtout une volonté de mieux coller aux spécificités culturelles et compétitives de chaque scène. Chaque région disposera de splits plus longs, avec des formats constants et des finales qui leur sont dédiées. Ces ajustements permettront à la fois plus de matchs et une meilleure lisibilité pour les fans qui veulent suivre leur ligue sans se perdre dans un calendrier global trop imbriqué.
Un système de qualification internationale classique
Riot ne chamboule pas tout et revient à une structure qui a fait ses preuves. Pour les qualifications des tournois internationaux, on retrouve le modèle de 2024 :
- La LCS enverra 3 équipes aux Worlds, 2 au MSI, et 1 au First Stand
- Le CBLOL enverra 1 équipe sur chacun de ces événements
Ce retour à un système clair et bien connu devrait rassurer les fans tout en laissant aux meilleures équipes une chance de briller à l’international. On retrouve ici un cadre stable, sans expériences hasardeuses.
Les restes du LTA : oui, mais choisis
Si le projet LTA disparaît, Riot conserve tout de même certaines de ses idées les plus pertinentes. Deux structures latino-américaines, issues du partenariat initié durant la période LTA, restent intégrées aux grandes ligues : LYON Gaming évoluera en LCS, et Leviatán dans le CBLOL. On sent ici la volonté de maintenir une certaine ouverture vers d’autres régions tout en se recentrant sur les piliers historiques.
Le système de slots invités, qui permet aux ligues régionales de faire émerger de nouveaux talents en les intégrant ponctuellement au haut niveau compétitif, sera également maintenu. Enfin, les journées de compétition seront recentrées sur les week-ends, un format plus pratique et visible pour le public.
Une fusion ratée malgré de bonnes intentions
À l’origine, le projet LTA avait un objectif clair : regrouper les circuits d’Amérique du Nord, du Brésil et d’Amérique latine pour créer une zone plus compétitive et économiquement viable. Riot misait sur une mutualisation des ressources, une harmonisation des formats et un renforcement du marketing commun, avec notamment le Global Revenue Pool.
Mais dans les faits, l’expérience a surtout provoqué une confusion généralisée. Les fans ont eu du mal à s’identifier à ce nouvel ensemble flou, les audiences n’ont pas suivi, et les cultures régionales se sont diluées. Résultat : une complicité fan/ligue en berne et une ambiance beaucoup moins électrisante, loin de l’époque où chaque split LCS ou CBLOL déclenchait de vraies passions locales.
Avec ce retour à deux ligues indépendantes, Riot semble avoir entendu les critiques et choisi de valoriser à nouveau l’identité régionale comme moteur de l’engagement compétitif. Un retour en arrière lucide, mais assumé.

