Nvidia remue à nouveau le monde du gaming avec le lancement de DLSS 4, une évolution musclée de sa technologie d’upscaling. Cette nouvelle version combine intelligence artificielle et génération d’images pour booster de manière spectaculaire les performances, notamment sur les nouvelles cartes graphiques RTX de la série 50. Gros gain de fluidité en vue, mais pas sans concessions.
DLSS 4 : un bond technique, pas juste un patch visuel
Avec DLSS 4, Nvidia ne se contente plus d’améliorer l’image en upscale, comme ses versions précédentes. Désormais, la technologie va plus loin grâce à l’intégration de la « génération multi-images ». Concrètement, en plus de reconstruire une image plus nette à partir d’une résolution inférieure, le système est désormais capable de créer des frames entiers à partir de rien. L’objectif est clair : multiplier les fps et offrir une expérience visuelle plus fluide que jamais.
Utilisée avec une carte RTX 5080, cette nouveauté fait des merveilles. Dans des jeux récents comme Doom: The Dark Ages ou Dune: Awakening, DLSS 4 a permis de quadrupler le framerate instantanément.
Exemple marquant : dans Doom, on passe de 60 à 240 fps en activant simplement la fonction. Un vrai coup de boost qui donne l’impression de dompter le moteur du jeu.
Mais créer des images supplémentaires de toutes pièces a forcément un coût en qualité visuelle. À un facteur 4x, certains artefacts apparaissent, notamment dans les effets complexes comme les feuillages ou les textures autour du réticule. Ce n’est pas catastrophique, mais l’œil averti les repère vite. À 2x en revanche, les soucis sont bien plus discrets et largement acceptables, même pour les puristes exigeants.
Une latence en hausse, mais pas toujours gênante
Cette injection massive de frames a une contrepartie : la latence. Comme la technologie repose sur la génération d’images prédictives, un léger délai s’ajoute à l’affichage, ce qui peut se sentir dans certains types de jeux. Sur un FPS nerveux comme Doom, cela se traduit par une sensation de flottement lorsqu’on enchaîne les tirs ou les déplacements rapides. Autant dire que pour les compétiteurs, ça peut être un dealbreaker.
Mais dans des titres plus contemplatifs ou moins basés sur la réactivité immédiate, c’est beaucoup moins problématique. Dans God of War ou Spider-Man par exemple, on bénéficie de la montée en fluidité sans trop sentir le surcroît de latence. Dune: Awakening, plus orienté action stratégique, se montre également très compatible. Selon le jeu, donc, l’impact sera plus ou moins prononcé sur le gameplay.
Un vrai plus pour les gros setups, mais pas que
Sans surprise, DLSS 4 donne le meilleur de lui-même sur des machines costaudes. Si vous avez déjà un PC qui tourne à 60 fps constants sur un gros jeu, passer à 120, 180 ou même 240 fps devient soudainement possible. Et ça, c’est une excellente nouvelle pour exploiter les écrans à très haut taux de rafraîchissement.
Mais Nvidia pense aussi à ceux qui n’ont pas la RTX dernier cri. Même des cartes comme la 4060 ou la future 5060 pourront profiter de ce boost de frames, donnant leur pleine mesure sur des titres gourmands. Le gain est moins spectaculaire que sur les machines de guerre, mais suffisant pour préserver la fluidité sur les années à venir.
À noter toutefois que DLSS 4 fonctionne mieux quand la base est déjà solide. Passer de 30 à 120 fps provoque plus d’artefacts que de 60 à 240. L’algorithme a tout simplement moins de données fiables à extrapoler dans les framerates les plus bas.
Le pari de Nvidia : jouer en 240 Hz pour tout le monde
L’un des usages les plus bluffants de DLSS 4, c’est son mariage avec les écrans très haut de gamme. Beaucoup de joueurs équipés de moniteurs à 240 Hz ou même 360 Hz peinent à atteindre ces performances en jeu. Avec la nouvelle génération multi-frames, cet objectif devient enfin atteignable.
Les scènes deviennent ultra fluides, les déplacements incroyablement nets. Pas besoin d’être joueur pro pour sentir la différence. C’est presque comme si le jeu devenait plus réactif, même quand la latence légère est présente.
En résumé, DLSS 4 ressemble à un bouton magique pour gagner des fps sans changer tout son hardware. C’est puissant, intelligent, parfois perfectible, mais terriblement prometteur pour ceux qui veulent tirer le meilleur de leurs jeux PC en 2024.

