La première famille de Marvel entre enfin dans le MCU avec Fantastic Four: First Steps, un film qui redéfinit les origin stories super-héroïques dans un univers visuellement audacieux. L’action se déroule sur Terre 828, une réalité parallèle rétrofuturiste entièrement nouvelle, où les quatre héros combattent Galactus… et amorcent le grand retour d’un certain Victor Von Doom.
Un nouveau monde, une nouvelle genèse
Forget New York 616. Dans ce volet, les Fantastic Four évoluent sur Terre 828, une planète au look rétrofuturiste qui mélange les codes visuels des années 60 avec des technologies avancées bien au-delà de celles de Stark Industries.
Cela donne une ambiance unique, à mi-chemin entre Tomorrowland et les vieux comics pulp.
Reed Richards, Sue Storm, Johnny Storm et Ben Grimm n’obtiennent pas leurs pouvoirs en orbite ou dans un labo, mais à la suite d’une exposition imprévue à des rayons cosmiques, quatre ans avant les événements du film.
Pas de re-reboot lourd. Le film prend le parti de les présenter déjà opérants, avec des relations bien installées et des pouvoirs maîtrisés. C’est un morceau choisi : l’intérêt ici, c’est l’univers, les enjeux et surtout… Galactus.
Galactus et la menace cosmique
Finie la version obscure du Silver Surfer de 2007, ici Galactus est interprété par Ralph Ineson dans une incarnation beaucoup plus cohérente avec les comics : une entité gigantesque, véritable fléau des galaxies, qui se déplace pour consommer les planètes.
Il n’arrive pas seul, précédé par sa héraut : Shalla-Bal, une Silver Surfer féminine jouée par Julia Garner, au charisme glacial et à la puissance redoutable.
La tension monte rapidement quand Galactus, flairant une énergie inédite, réclame un marché impossible : Reed Richards et Sue Storm doivent lui remettre leur nouveau-né, Franklin, un enfant dont les pouvoirs démesurés pourraient, un jour, remplacer Galactus lui-même. Rien que ça.
Un plan aussi dingue que désespéré : le sacrifice évité
Évidemment, hors de question pour les parents super-héros de livrer leur fils. Reed, toujours le cerveau du groupe, propose alors un plan fou : téléporter la planète entière vers un autre système solaire pour échapper à Galactus. Un plan fumeux mais crédible dans l’univers Marvel.
Problème, Shalla-Bal détruit tous les appareils de téléportation… sauf un, planqué à Times Square. S’en suit un affrontement spectaculaire avec des effets visuels à la hauteur.
En bout de ligne, Johnny Storm joue la carte de l’humanité et réussit à faire vaciller la loyauté de Shalla-Bal. Celle-ci trahit son maître, permettant aux Quatre Fantastiques de repousser temporairement Galactus dans une faille dimensionnelle.
Le sort du dévoreur d’univers reste en suspens, et celui de Shalla-Bal aussi. Ce n’est pas une victoire nette mais une rémission. Et Sue, gravement blessée, n’est tirée d’affaire que par ce qu’on devine être les pouvoirs de Franklin, déjà bien au-delà du “superbébé”.
Un futur très lourd se dessine
Si le film se termine sur une note de soulagement apparent, deux scènes post-générique relancent la machine. La dernière fait vibrer la fibre nostalgique avec une intro cartoonesque version années 60. Mais c’est la scène intermédiaire qui fera parler les fans jusqu’en 2026.
Quatre ans après les événements du film, dans un salon calme, on retrouve Franklin en pleine discussion avec un homme mystérieux.
Celui-ci dévoile un masque, pas n’importe lequel : celui de Doctor Doom. Et c’est Robert Downey Jr. qui en hérite, dans une réinvention totale du personnage. Un choix audacieux, habilement teasé dans le film par l’absence de Latveria aux réunions de l’ONU. Tous les indices étaient là.
Ce teasing de Doom n’est pas juste gratuit. Il s’annonce comme le pivot central d’Avengers: Doomsday prévu pour décembre 2026. Et vu l’ampleur de Franklin Richards dans le lore actuel, on peut s’attendre à une montée en puissance aussi émotive qu’explosive.
Un MCU qui change d’échelle
Avec Fantastic Four: First Steps, Kevin Feige et sa team montrent qu’ils n’ont pas fini de remodeler leur univers. Ce n’est plus seulement une addition de films solos mais une montée en tension vers des enjeux cosmiques et multiversels qui pourraient bien redistribuer les cartes. Les Fantastic Four ont enfin leur place, et elle est loin d’être anodine.
Les points à retenir :
- Une Terre alternative (828) avec un style rétrofuturiste assumé
- Galactus fidèle aux comics, accompagné par une Silver Surfer féminine surprenante
- Le petit Franklin Richards au centre de toutes les convoitises
- Un teasing propre et construit de Doctor Doom, campé par RDJ
- Une montée en puissance vers Avengers: Doomsday clairement amorcée
Tout indique que les quatre ne sont qu’au début de leur rôle dans le MCU. Et franchement, tant mieux.

