Resident Evil Requiem divise la critique française. Alors que la majorité de la presse encense ce neuvième épisode numéroté, Gamekult brise le consensus avec une analyse sévère. Le média français dénonce un fanservice envahissant qui vampirise l’expérience de jeu au détriment de l’horreur authentique.
Gamekult à contre-courant de l’enthousiasme général
Gamekult a publié cette semaine un édito critique sur Resident Evil Requiem, neuvième épisode numéroté de la saga Capcom. Le média français s’oppose frontalement à l’accueil dithyrambique réservé par la presse spécialisée et les influenceurs, certains jugeant le titre « incritiquable » ou digne de la note parfaite. Cette position isolée du site, fidèle à sa réputation de « pisse-froid », met en lumière ce qu’il considère comme le défaut majeur du jeu : une obsession pour le fanservice qui nuit activement au gameplay.
Selon l’analyse de Gamekult, Resident Evil Requiem recycle massivement des séquences cultes des précédents épisodes en les réduisant à de simples clins d’œil. Cette approche transforme des moments forts en appels du pied aux fans, au détriment de la cohérence ludique. Le test révèle notamment que toute la partie de Grace dans le centre de soins de Rhodes Hill fonctionne comme un remake camouflé de Resident Evil 1, illustrant cette dérive nostalgique structurelle.
Cette critique rejoint celle du créateur français PadawamHD, qui dénonce également un fanservice envahissant dans sa review du 25 février.
L’antagoniste Victor Gideon cristallise cette frustration. Présenté initialement comme une menace psychologique prometteuse, évoquant des thrillers comme Le Silence des agneaux ou Se7en, il est rapidement relégué au second plan au profit de menaces plus convenues. Cette piste cérébrale sous-exploitée symbolise le potentiel gâché du titre selon Gamekult.
Une réception française polarisée
La critique de Gamekult s’inscrit dans un débat plus large au sein de la communauté française. Si PadawamHD partage cette vision d’un jeu « vampirisé » par les références, d’autres créateurs défendent Resident Evil Requiem comme l’un des meilleurs épisodes de la saga, saluant sa direction artistique et son système de crafting.
Les retours de joueurs francophones sur Gamekyo révèlent cette polarisation. Après quinze heures de jeu, certains évaluent le titre à 8/10, louant l’atmosphère travaillée et le sound design exceptionnel. D’autres critiquent les phases de Grace, jugées trop axées sur l’esquive, et celles de Leon, parfois déséquilibrées.
| Aspect | Points positifs | Points négatifs |
|---|---|---|
| Ambiance | Atmosphère travaillée, sound design | OST trop discrète |
| Gameplay | Level design inspiré | Inventaire confus, déséquilibre Grace/Leon |
| Structure | Première partie réussie | Seconde partie dominée par le fanservice |
Le Figaro résume parfaitement cette ambivalence le 25 février : Resident Evil Requiem propose « quasiment deux jeux en un » et parvient à se classer parmi les meilleurs épisodes tout en laissant un sentiment de rendez-vous manqué. Cette dualité explique pourquoi Gamekult, malgré son isolement critique, soulève des questions légitimes sur l’équilibre entre hommage et innovation dans cette saga emblématique. Cette polémique rappelle les débats récents autour des exclusivités PlayStation et de leur impact sur l’industrie.
