Grace et Leon

Gameplay trop action ou trop horreur ? Quelle approche choisir entre Grace et Leon dans RE Requiem

Capcom lève le voile sur Resident Evil Requiem : le Showcase a donné un aperçu clair du gameplay différencié selon les personnages, tout en dévoilant l’arrivée de nouveaux niveaux de difficulté et d’ennemis plus nuancés. Une approche scénaristique et mécanique qui pourrait bien redéfinir la formule établie depuis plusieurs épisodes.

Grace et Leon, deux héros, deux sensations de jeu

Dans Resident Evil Requiem, Capcom opte pour une séparation nette entre les phases de jeu incarnées par Grace Ashcroft, nouvelle venue dans la série, et celles où l’on retrouve Leon S. Kennedy. Ce choix n’est pas laissé à la discrétion du joueur : chaque portion du jeu est conçue pour un personnage précis, en fonction de la progression du scénario.

Avec Grace, on revient à un style plus classique, voire old school, proche de Resident Evil 2 ou Resident Evil 6. L’ambiance se veut plus oppressante, le rythme plus lent et orienté vers l’horreur pure. Grâce est physiquement moins capable que Leon, ce qui se ressent immédiatement dans les affrontements. Mais elle possède, en contrepartie, des atouts uniques : elle peut fabriquer des armes ou objets à partir du sang des infectés, ajoutant une couche stratégique à la survie. Elle a aussi accès à une arme redoutable appelée Requiem. Cependant, ses munitions sont limitées, obligeant à l’utiliser avec parcimonie plutôt que de se transformer en machine de guerre.

À l’opposé, les séquences avec Leon misent davantage sur l’action. Les fans de Resident Evil 4 y trouveront un gameplay plus fluide, nerveux, avec une sensation de puissance et d’efficacité. Leon encaisse mieux, son arsenal est plus varié et accessible, et les combats sont structurés autour de mécaniques dynamiques, idéales pour ceux qui cherchent l’adrénaline.

Grace et Leon

Du nouveau du côté des difficultés

Point notable annoncé dans le Showcase : l’introduction de nouveaux modes de difficulté, qui visent à s’adresser autant aux néophytes qu’aux vétérans de la série. Le mode Casual propose une expérience détendue : aide à la visée pour alléger la précision, ennemis moins agressifs et une courbe de progression plus douce, idéale pour avant tout suivre l’histoire.

Le mode Standard, lui, élève logiquement le niveau : ennemis plus résistants, gestion des ressources plus tendue, sans pour autant tomber dans l’exigence extrême.

Mais les puristes ne sont pas oubliés. Le mode Standard (Classique) reprend une mécanique mythique : les sauvegardes limitées via l’utilisation de rubans encreurs. Un retour qui rappellera des souvenirs aux habitués des premiers opus, et qui force à réfléchir à chaque pause dans la progression, sous peine de tout perdre.

Des zombies… presque humains

Capcom introduit une nouveauté subtile mais prometteuse : des zombies plus réalistes, ou plutôt plus humains dans leurs comportements. Certains, malgré leur infection, continuent à effectuer mécaniquement des gestes du quotidien. Cela ouvre des possibilités de jeu plus furtives, où l’observation et l’approche réfléchie prennent le pas sur le tir réflexe.

Et plus intriguant encore, au moins un de ces infectés semble capable de communiquer. Une séquence montre un zombie en train de dialoguer brièvement avec Grace, de quoi attiser la curiosité sur sa fonction exacte. Est-il un témoin d’un passé oublié, un lien vers une mécanique narrative plus profonde, ou un simple leurre scénaristique ?

Pourquoi ça retient l’attention

  • Un gameplay scindé et pensé pour varier le rythme de jeu
  • Deux protagonistes bien distincts, avec leurs forces et leurs limites
  • Des modes de difficulté qui s’adaptent à tous les profils de joueurs
  • Des ennemis plus complexes, moins clichés, qui offrent plus qu’un simple obstacle

Resident Evil Requiem sera disponible le 27 février sur Xbox Series X|S, PlayStation 5 et PC. Un rendez-vous à noter pour les amateurs de survival horror ambiancé comme pour ceux qui recherchent une expérience équilibrée entre tension et action.

Lucas Durand

Depuis mon plus jeune âge, je suis un inconditionnel des jeux vidéo. Que ce soit des classiques de l'ère 8-bits ou les dernières sorties AAA, je suis toujours à la recherche de la prochaine grande aventure vidéoludique. Ayant été testeur pour un magazine de jeux vidéo, j'ai une vision à la fois analytique et passionnée des jeux que j'aborde.

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