Hollow Knight: Silksong

Hollow Knight: Silksong écrase la concurrence des metroidvania

L’attente en valait visiblement la peine : Hollow Knight: Silksong réalise un démarrage tonitruant avec plus de 4,2 millions de copies estimées vendues en moins de deux semaines. Boosté par Steam, soutenu par les consoles et le Game Pass, le jeu de Team Cherry signe un carton qui dépasse largement la concurrence.

Gros carton pour Silksong en moins de deux semaines

D’après les estimations partagées par GameDiscoverCo, Hollow Knight: Silksong aurait déjà trouvé plus de 4,2 millions de preneurs. Le détail des ventes montre une domination nette de Steam, où le jeu se serait écoulé à 3,2 millions d’exemplaires. La PlayStation 5 et la Nintendo Switch afficheraient quant à elles chacune un demi-million de copies vendues. Du côté de Xbox, les volumes sont moins précis, mais on sait que le jeu est aussi présent dans le Game Pass.

En tenant compte des quelque 1,5 million de téléchargements estimés via l’abonnement Xbox, Silksong serait actuellement dans les mains d’environ 6 millions de joueurs. Un démarrage en or qui confirme l’attente colossale autour du jeu, entretenue depuis des années par une communication minimaliste et un développement long.

Steam, toujours roi du metroidvania

Le succès de Silksong met aussi en lumière l’écart abyssal avec ses concurrents dans le même genre. Sur la seule plateforme Steam, Silksong a généré à lui seul plus de 52 millions de dollars de revenus. À titre de comparaison, le deuxième metroidvania le plus vendu de 2025, Shinobi: Art of Vengeance, plafonne à 46 700 ventes et un peu plus d’un million de revenus. En pourcentage, Shinobi ne représente que 1,5 % des ventes de Silksong sur Steam.

Cette performance écrasante illustre non seulement la puissance de frappe de la licence Hollow Knight mais aussi l’importance des attentes construites sur la durée. Aucun autre jeu du genre ne bénéficie de la même aura, ce qui rend toute tentative de reproduction de ce succès plus que délicate.

Un jeu plus court, mais c’est normal

GameDiscoverCo s’est penché sur les temps de jeu pour comparer ce nouvel opus à son grand frère sorti en 2017. Résultat : Silksong affiche actuellement un temps de jeu moyen 2,5 fois plus court que le premier épisode. Cela s’explique d’abord par la jeunesse du jeu, puisque les joueurs sont encore en train de le découvrir. Les durées moyennes vont donc logiquement grimper avec le temps.

Si l’on prend la médiane, l’écart est bien moindre : environ 9h15 sur Silksong contre 11h51 sur Hollow Knight. On reste dans la même fourchette, ce qui semble rassurant pour les fans : cette suite n’a pas sacrifié l’exploration ou l’intensité, même si elle propose peut-être moins de contenu au premier abord.

Silksong

Un cas unique, difficile à reproduire

Malgré ce succès frappant, les analystes de GameDiscoverCo tempèrent rapidement : Silksong reste un cas très spécifique. La petite équipe derrière le jeu n’a pas suivi de stratégie marketing traditionnelle, se reposant plutôt sur la réputation monumentale du titre original et une base de fans hyper engagée, estimée entre 20 et 30 millions de personnes.

Autrement dit, il n’y a rien de magique ou de duplicable ici. Le lancement repose sur quatre éléments clés qu’il est difficile de retrouver ailleurs :

  • Le succès durable et massif du premier Hollow Knight
  • Une attente entretenue par le mystère autour du développement
  • Une fanbase passionnée et mobilisée
  • La sortie simultanée sur plusieurs grandes plateformes, avec une présence dans le Game Pass

Du coup, si les chiffres font rêver, les leçons à tirer sont minces, même pour les studios indépendants ambitieux.

Un petit clin d’œil technique qui intrigue

Dernier point relevé par la communauté : Silksong n’est pas complètement en 2D comme on pourrait le croire au premier coup d’œil. Un utilisateur de Twitter a pointé que le jeu utilise en réalité une structure en 3D, avec plusieurs plans alignés sur un axe Z pour créer un effet de parallaxe plus fluide et dynamique.

Ce petit détail technique ne change rien au gameplay, mais il montre le soin apporté à la direction artistique. Et surtout, il rappelle que même un jeu en apparence très simple peut receler des astuces visuelles plutôt malignes.

Lucas Durand

Depuis mon plus jeune âge, je suis un inconditionnel des jeux vidéo. Que ce soit des classiques de l'ère 8-bits ou les dernières sorties AAA, je suis toujours à la recherche de la prochaine grande aventure vidéoludique. Ayant été testeur pour un magazine de jeux vidéo, j'ai une vision à la fois analytique et passionnée des jeux que j'aborde.

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