Le mode Honneur de Baldur’s Gate 3, censé offrir le défi ultime, semble nettement plus accessible que celui de Divinity: Original Sin 2. Si les deux jeux partagent la marque de fabrique de Larian Studios, ils prennent des chemins bien différents en matière de difficulté extrême — comme en témoignent les données de progression des joueurs.
Baldur’s Gate 3, un mode Honneur plus abordable que prévu
Le mode Honneur impose une seule sauvegarde et autorise la mort définitive : de quoi décourager bon nombre de joueurs. Pourtant, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur Steam, 2,9 % des joueurs de Baldur’s Gate 3 ont terminé le jeu dans ce mode exigeant, contre à peine 1 % pour Divinity: Original Sin 2. Sur PlayStation, l’écart est un peu moins prononcé mais toujours en faveur de BG3. Sur Xbox, la différence devient même encore plus marquée.
Même si on reste globalement dans des faibles pourcentages, le constat est clair : proportionnellement, beaucoup plus de joueurs parviennent à la fin de Baldur’s Gate 3 en mode Honneur. Et ce n’est pas une affaire de chance ou de patience selon la communauté, mais bien de conception de jeu.
Pourquoi D:OS2 reste le vrai défi

Dans Divinity: Original Sin 2, le ton est donné dès la première heure. Le camp de Fort Joy est parfois cruel, et ceux qui ne maîtrisent pas encore les mécaniques du jeu s’y cognent souvent les dents. La personnalisation de groupe plus rigide et l’absence de pistes faciles pour contourner certains combats donnent au jeu un côté plus brutal. Ici, tous les choix comptent, et une erreur de positionnement peut suffire à faire couler votre partie entière.
Les systèmes sont moins indulgents, l’interface un peu plus austère, et le contenu exige une compréhension approfondie des synergies. En clair, Divinity ne vous tient jamais la main. Pas étonnant que ses défis soient moins surmontés.
BG3, un RPG plus souple mais toujours exigeant
Attention, Baldur’s Gate 3 ne propose pas une promenade de santé pour autant. Affronter le mode Honneur demande encore une vraie stratégie, une gestion fine des ressources et des décisions lourdes de conséquences. Mais Larian a soigné son accessibilité : les outils d’optimisation de personnages sont plus riches, les classes sont mieux équilibrées et les options pour gérer les combats sont plus nombreuses.
Les rencontres initiales sont aussi plus calibrées pour laisser au joueur le temps de progresser. On perd peut-être un peu de la rudesse des premiers Divinity, mais on gagne un jeu plus fluide et moderne dans son exigence.
Un retour en grâce de Divinity: Original Sin 2
Malgré sa difficulté légendaire, ou peut-être à cause d’elle, Divinity: Original Sin 2 continue de séduire. La récente réactualisation du jeu avec une mise à jour next-gen a relancé l’intérêt et attiré de nouveaux joueurs ainsi que des anciens déseux de revivre l’expérience dans de meilleures conditions.
Sans date officielle pour le futur Divinity, le retour du deuxième opus confirme qu’il reste un pilier du CRPG tactique. Son mode Honneur reste un rite de passage, une montée d’Everest pour les puristes en quête d’un vrai défi.
Quelques points clés à retenir :
- 2,9 % des joueurs PC ont terminé Baldur’s Gate 3 en mode Honneur, contre seulement 1 % pour Divinity: Original Sin 2
- BG3 est plus souple dans sa montée en difficulté et propose davantage d’options de personnalisation
- D:OS2 frappe fort dès les premières heures et offre peu de marge d’erreur
- Le retour du jeu avec une version améliorée dope son attractivité malgré sa réputation impitoyable
Baldur’s Gate 3 a peut-être modernisé le genre, mais pour ceux qui aiment souffrir dans les règles de l’art, Divinity: Original Sin 2 conserve son trône.
