Dans Baldur’s Gate 3, le mode Honneur pousse les joueurs à livrer chaque combat comme si leur vie en dépendait. Pas de filet, pas de retour en arrière. Une simple erreur et c’est plié. Mais parfois, ce n’est même pas votre faute. C’est ce qu’a découvert un joueur malheureux, victime non pas d’un mauvais choix mais des errances de l’intelligence artificielle.
Quand l’IA flingue ton run
Tout commence dans l’auberge du Dernier Refuge, une séquence tendue où il faut protéger Isobel d’une attaque orchestrée par Marcus et ses Horreurs Ailées. En mode classique, c’est un moment costaud déjà. Mais en mode Honneur, chaque décision compte double. Et là, le joueur s’en sort pas trop mal d’entrée : Marcus est dégommé dès le premier tour. Propre.
Sauf que derrière, tout part en vrille à cause du comportement suicidaire d’Isobel. Plutôt que de se maintenir à couvert ou de profiter de sa protection, la magicienne s’élance au beau milieu de quatre ennemis. Résultat, quatre attaques d’opportunité plus tard, elle est au sol. Morte. Définitivement.
Ce petit événement scripté a des conséquences énormes. La mort d’Isobel enlève la barrière magique qui protège le Refuge, exposant tout le monde à la malédiction d’ombre. Les PNJ deviennent fous, certains se changent en mobs hostiles. Le chaos parfait. Et à ce stade-là, impossible de charger une ancienne sauvegarde : la mort est irrémédiable.
Compagnons, romance et quêtes cramées à cause de l’IA
Et comme si ça ne suffisait pas, Jaheira, autre personnage essentiel, ne brille pas non plus par sa prudence. Elle fonce dans le tas toute seule. Elle n’est pas taillée pour ça, elle tombe. Elle meurt aussi. Fin de l’aventure pour elle.
Cette suite de catastrophes provoque un effet domino bien salé :
- Alfira et Dammon, deux PNJ clefs pour les quêtes secondaires, meurent pendant la débâcle
- Jaheira n’est plus là, donc impossible de recruter Minsc plus tard
- Si le joueur n’avait pas terminé la quête de Karlach avant, elle devient incomplète et la romance avec elle part à la trappe
C’est tout un pan narratif du jeu qui vole en éclats. Et ce, sans que le joueur ait fait une seule erreur tactique.
Une IA à la peine dans un mode qui ne pardonne rien
Ce genre de situation met en lumière une faiblesse frustrante de Baldur’s Gate 3 : une IA alliée parfois à côté de la plaque. Quand vous jouez en mode Honneur, vous pouvez tolérer vos propres erreurs. Mais pas celles du jeu. Que des personnages importants sabotent un combat par des actions absurdes et vous punissent à vie derrière, c’est dur à avaler.
C’est d’autant plus regrettable que le combat en tour par tour du jeu, d’un point de vue purement mécanique, est brillant. Mais ce genre d’incident rappelle qu’en mode hardcore, ce n’est pas seulement votre stratégie qui doit être impeccable, c’est aussi celle des persos contrôlés par l’ordinateur. Et ce jour-là, Isobel et Jaheira jouaient pour l’équipe adverse.

