À trois semaines de sa sortie en salles, Kaamelott : Deuxième Volet (Partie 1) dévoile enfin sa première bande-annonce, révélant un retour aussi attendu que prometteur. Plus sombre, plus ambitieux, le projet d’Alexandre Astier prend une tournure dramatique tout en préservant l’ironie mordante qui a fait le succès de la série. Le film s’annonce à la fois épique, introspectif et fidèle à l’univers établi.
Un royaume en crise et Arthur de retour aux affaires
Le teaser dévoilé plante directement le décor : le royaume d’Armorique est en décomposition politique, dominé par un Lancelot au pouvoir tyrannique. Dans une ambiance tendue, les anciens héros de Kaamelott sont éparpillés, chacun visiblement lancé dans une quête individuelle. Arthur Pendragon, interprété comme toujours par Astier lui-même, revient après une longue absence, silhouette fatiguée mais regard déterminé.
Ce retour ne semble pas immédiat ni triomphal. Le ton est grave, les enjeux plus larges, plus difficiles. Des plans furtifs suggèrent de nouvelles alliances se dessinant dans l’ombre et une volonté de reconstruire, lentement mais sûrement, une nouvelle Table Ronde. L’espoir renaît, mais pas sans douleur.
Une dimension plus épique, sans se prendre trop au sérieux
Graphiquement, la bande-annonce mise moins sur la flamboyance que sur l’ampleur. Les décors sobres, parfois austères, semblent être un choix artistique volontaire. L’atmosphère, nappée d’ombres et de silences, donne au film un souffle inédit. Astier reste fidèle à lui-même : ce n’est pas du blockbuster hollywoodien, mais une épopée personnelle.
Pour autant, la bande-annonce ne renie en rien les racines comiques de Kaamelott. Karadoc, Yvain ou Leodagan réapparaissent en quelques secondes hilarantes, offrant un contrepoids absurde et décalé au drame ambiant. L’équilibre entre l’intime, le grotesque et le grandiose semble intact.
Le casting s’élargit aussi avec l’arrivée de Virginie Ledoyen et Franck Dubosc, assez furtifs dans le trailer mais clairement intégrés à l’intrigue. On devine que leur présence viendra étoffer les enjeux politiques et émotionnels du récit.
Une montée en puissance côté fantasy
L’aspect fantastique monte d’un cran. La bande-annonce ne cache pas son attrait plus prononcé pour le registre fantasy : un dragon fait une apparition spectaculaire, tandis que les scènes d’action se veulent plus intenses et chorégraphiées. C’est un Kaamelott qui s’affirme enfin comme grande saga, sans perdre son ADN ni ses cassures de ton.
Cela passe aussi par une mise en scène plus cinématographique, héritée du travail amorcé dans le premier volet. La vision d’Astier s’affine et semble s’assumer franchement : on est désormais loin du format télé à sketchs. Cette suite, pensée en deux parties, annonce une narration de plus grande ampleur, avec des arcs narratifs à long terme.
Une sortie attendue et une avant-première déjà prise d’assaut
Le film sortira en salles le 22 octobre 2025, avec des avant-premières dès le 21 octobre dans plusieurs cinémas à travers la France. La billetterie ouvre le 1er octobre, et l’engouement est déjà palpable, les fans s’organisant pour réserver leurs places dès l’annonce.
À noter :
- Le personnage de Perceval semble absent de cette première vidéo, ce qui n’a pas manqué de faire réagir les spectateurs après visionnage.
- Karadoc, Yvain, Leodagan sont bien présents, tout comme Dame Séli et Merlin, toujours fidèles à leurs postures de joyeux désastre.
- L’humour reste ancré dans les dialogues et dans la mise en scène, jamais superflu mais toujours bien dosé.
Cette première bande-annonce lance donc définitivement le compte à rebours. Pour les fans de la première heure comme pour ceux qui ont découvert Kaamelott au cinéma, cette suite s’annonce plus ambitieuse, plus mature et toujours aussi unique dans le paysage du film français.

