Un an après la sortie de Kingdom Come: Deliverance 2, Warhorse Studios marque l’événement avec une avalanche de statistiques insolites et révélatrices. Entre batailles épiques, beuveries médiévales et concoctions artisanales, l’expérience immersive du jeu a clairement captivé les joueurs, comme le montrent ces chiffres inattendus et parfois cocasses.
Boire et tuer : un combo très répandu
Le chiffre qui fait le plus réagir : 5,4 millions d’ennemis ont été tués pendant que le personnage principal, Henry de Skalitz, était saoul. Oui, vous avez bien lu. Même en plein état d’ébriété, les joueurs ont visiblement continué à mener leurs combats sans retenue. Cette statistique ne dit pas tout, mais elle symbolise bien l’immersion offerte par le jeu, où l’ivresse n’est pas qu’un détail cosmétique, mais un élément que les joueurs semblent prendre avec… légèreté.
Mais tout n’est pas violence dans Kingdom Come. Malgré les millions de morts, les joueurs se sont montrés étonnamment pacifiques dans certains cas. Sur un total de 550 millions d’interactions ennemies (éliminations et rencontres confondues), 97,5 millions d’adversaires ont été épargnés. Soit environ 17,7% des cas où les joueurs ont choisi de ne pas frapper. De quoi nuancer un peu le tableau.

Une vraie traversée de la Bohême
Kingdom Come: Deliverance 2 ne manque pas d’espace à explorer, et les chiffres le prouvent : 667 millions de miles parcourus en un an. Warhorse ne précise pas s’il s’agit de distances à pied, à cheval ou un mélange des deux, mais cela donne une idée de l’investissement des joueurs dans l’exploration de la Bohême du XVe siècle.
Cette liberté de mouvement ne va pas sans une gestion des ressources et un système de survie bien rôdé. En douze mois, Henry a mangé 48,8 millions de pommes et a concocté 69,7 millions de potions. Ces chiffres traduisent non seulement le temps passé en jeu, mais aussi l’attention portée aux mécaniques de craft et de nutrition, deux piliers du gameplay.
Une mécanique abandonnée à la Rockstar
Martin Klima, producteur exécutif chez Warhorse, a profité de cet anniversaire pour partager une anecdote de développement : une fonctionnalité prévue a été abandonnée en cours de route. Elle devait permettre de faire varier le poids du personnage en fonction de son hygiène de vie, à la manière de ce que proposait GTA: San Andreas.
Le système aurait ajouté un niveau de réalisme supplémentaire, mais l’équipe a finalement jugé la mécanique “étrange et trop complexe” pour s’intégrer harmonieusement dans l’expérience de jeu. Une décision sage ? Peut-être, mais certains amateurs de simulation pure regretteront sans doute ce choix.
Pour les fans hardcore : un jeu de dés collector
Enfin, les collectionneurs peuvent désormais s’offrir un jeu de Farkle inspiré directement de Kingdom Come: Deliverance. Ce jeu de dés médiéval, jouable dans le titre, existe désormais en version physique grâce à l’artisan Wulflund. Il coûte 151,38 dollars, un tarif loin d’être anodin, mais qui pourrait séduire les fans absolus de l’univers.
Ce genre d’initiative montre que Warhorse continue de miser sur l’attachement des joueurs à leur licence, et confirme que Kingdom Come: Deliverance 2 est bien plus qu’un simple action-RPG. C’est aussi un hommage riche et soigneusement documenté à une époque trop souvent oubliée du jeu vidéo.
