Comme chaque année, Metacritic publie son classement des pires jeux vidéo selon les critiques professionnelles, et celui de 2025 n’épargne personne. Si certains titres faisaient rêver sur le papier, la réalité manette en main a souvent viré au cauchemar. Focus sur les plus gros gadins de l’année.
MindsEye, une ambition qui tombe à plat
En tête du classement avec une note catastrophique de 37 sur 100, MindsEye est la mauvaise surprise de 2025. Et pourtant, tous les voyants semblaient au vert au départ. Le jeu était soutenu par Leslie Benzies, ancien producteur vedette de Grand Theft Auto, et développé par le studio Build a Rocket Boy. L’attente était donc immense.
Mais ce projet ambitieux n’a pas survécu à sa propre gestion chaotique. Dès sa sortie, les critiques pointent un gameplay bancal, une narration confuse et des graphismes en recul par rapport aux standards actuels. Pire encore, la production elle-même a fait polémique. Plusieurs employés ont dénoncé des conditions de travail difficiles et une direction peu à l’écoute. Le studio a fini par reconnaître les problèmes et procéder à des licenciements, confirmant que tout ne tournait pas rond chez eux. Résultat : MindsEye échoue là où il aurait dû briller, et se prend un mur critique.

Tamagotchi Plaza, la nostalgie ne suffit pas
Deuxième de ce classement peu flatteur, Tamagotchi Plaza récolte un 43 sur 100 bien mérité. Si l’idée de retrouver les créatures virtuelles de notre enfance avait de quoi séduire, l’exécution est loin du compte. Le jeu démarre plutôt bien avec une esthétique mignonne et un ton décalé, mais l’intérieur du paquet est vide.
Très vite, on tourne en rond. Les mécaniques de jeu sont ultra répétitives, le contenu manque cruellement de profondeur, et l’humour tombe la plupart du temps à plat. Résultat, Tamagotchi Plaza lasse dès ses premières heures et devient une expérience rapidement oubliable. Pour un titre qui visait clairement un public nostalgique, le contrat n’est pas rempli.
Nintendo Switch 2 Welcome Tour, payant et inutile
C’est la neuvième place du classement, mais elle a fait pas mal de bruit. Nintendo Switch 2 Welcome Tour, censé servir de tutoriel interactif pour la nouvelle machine de Nintendo, a été vendu 10 dollars… et c’est là que le bât blesse. Car au lieu d’offrir une expérience de découverte gratuite et intuitive, ce mini-jeu fait payer le strict minimum.
Les joueurs se sont sentis floués par un contenu ridicule en termes de portée et de durée de vie. Une poignée de mini-activités censées démontrer les capacités de la console, sans réelle ambition ni plaisir de jeu. Pour beaucoup, ce type de logiciel aurait dû être intégré d’emblée dans le système, comme sur Wii ou DS à l’époque. Là, on a une opération marketing déguisée en produit, lancée au prix fort.
Quelques autres plantages à signaler
Même si tous n’ont pas défrayé la chronique comme MindsEye, plusieurs autres jeux se sont aussi illustrés par la médiocrité de leur conception.
Voici quelques-uns des titres ayant reçu les pires notes en 2025 :
- Fast & Furious: Arcade Edition (55) : une adaptation cheap et sans âme de la célèbre franchise, avec une physique de conduite qui frôle l’absurde.
- Bubsy in: The Purrfect Collection (53) : un retour raté du chat le plus mal aimé du JV, entre remasters bâclés et nostalgie toxique.
- Hunter x Hunter: Nen x Impact (53) : un jeu de combat sous-exploité, avec un casting restreint et des mécaniques creuses.
- Neptunia Riders VS Dogoos (51) : cross-over mou du genou qui sent le recyclage à plein nez.
- Captain Blood (50) : jeu d’action-aventure pirate coincé dans une époque révolue, autant visuellement que manette en main.
- Scar-Lead Salvation (44) et Ambulance Life: A Pandemic Simulator (44) : deux concepts originaux mais sabordés par une réalisation au ras des pâquerettes.
Des flops qui font tache
Si certains de ces titres peuvent susciter la curiosité pour leur étrangeté ou leur statut de nanars vidéoludiques en devenir, la plupart ne laissent comme trace qu’un profond agacement. Ils prouvent que même avec une grosse licence, une bonne idée de départ ou une nostalgie bien exploitée en théorie, rien ne remplace un développement solide et une vraie proposition ludique. Cette sélection de l’année nous rappelle que tout ce qui brille dans les trailers ne devient pas or sur nos consoles.
