Hear Tell of Hauntings revient en force avec une atmosphère oppressante et un héros au flingue affûté. Inspiré des classiques du survival-horror et plongé dans un univers western étrange, le jeu poursuit son développement et affine son ambiance, ses mécaniques et ses animations. Ce qui s’annonçait comme une curiosité l’an dernier devient aujourd’hui un projet à suivre de près.
Un western lugubre qui flirte avec le surnaturel
Le pitch est simple, mais claque bien : Adelaide Clancy, tireuse d’élite au caractère bien trempé, reçoit une invitation à un mariage. Problème, les hôtes sont morts depuis un bon moment. Elle se rend malgré tout à l’adresse indiquée, une lugubre bâtisse baptisée le manoir Wraith, pour partir à la recherche d’un shérif disparu. On est en 1897, à la toute fin de la conquête de l’Ouest, une époque entre deux mondes, où la poussière des cow-boys se mêle à l’ombre des revenants.
L’ambiance se veut pesante, à la croisée de Resident Evil et Red Dead Redemption, avec ce qu’il faut d’étrangeté pour maintenir la tension. Le manoir n’est pas qu’un simple décor, c’est un personnage à part entière. Portes qui grincent, couloirs sombres, bibelots énigmatiques… Chaque pièce peut cacher un indice ou un piège, et chaque recoin donne potentiellement sur l’enfer.
Gameplay old-school et mécaniques modernes
Hear Tell of Hauntings mise clairement sur une progression à l’ancienne avec exploration méticuleuse, énigmes environnementales et gestion de ressources sous haute tension. Le joueur doit fouiller les lieux, résoudre des casse-têtes et comprendre comment interagir avec son environnement pour progresser ou débloquer de nouvelles zones.
Mais le jeu ne se limite pas à l’exploration. Adelaide peut aussi se défendre face aux horreurs qui hantent la bâtisse. Son arsenal fait très western : fusil à pompe, carabine, revolvers… mais attention à la gestion des munitions. Chaque balle compte, et le classicismes des armes renforce l’ambiance : ici pas de tir automatique ou de rechargement éclair, on sent le poids du métal et la lenteur des gestes.
Parmi les nouveautés récentes, le système d’interaction avec les portes a été revu : il est désormais possible d’ouvrir doucement une porte pour jeter un œil, ou bien de la défoncer d’un coup d’épaule. Ce détail peut paraître anecdotique, mais la fluidité de l’animation et son rôle dans l’immersion font clairement la différence. Forcer une porte quand on flippe d’y aller, ça a son petit effet.
Un développement suivi de près
Depuis ses premières démonstrations, le jeu a gagné en maturité. Sean Gause, développeur solo du projet, continue d’en peaufiner chaque aspect. L’animation, l’ambiance et les mécaniques sont peaufinées petit à petit, ce qui donne au projet une saveur artisanale mais ambitieuse.
Aucune date de sortie n’a encore été annoncée, mais les joueurs curieux peuvent suivre l’avancée du projet sur le compte X/Twitter de Sean Gause. Pour les amateurs de frissons et de poudre, Hear Tell of Hauntings pourrait bien devenir une surprise de taille. En attendant, ce mélange habile entre tension horrifique, ambiance western et gameplay méthodique donne clairement envie d’en voir plus.

