John « Bucky » Buckley, directeur de la communication chez Pocketpair, a récemment confié qu’il privilégiait les jeux indépendants dans ses sessions de jeu, attiré par leur richesse mécanique et leur diversité. Un choix qui dit beaucoup sur ses goûts en tant que joueur, et sans doute sur certains des choix créatifs de Palworld.
Les indés, ça bouge dans tous les sens
Bucky l’admet sans détour : il joue peu aux productions AAA. Si les graphismes clinquants l’impressionnent techniquement, le gameplay, lui, ne le captive pas. À l’inverse, il se tourne systématiquement vers des titres indépendants, souvent joués sur PC, pour leur capacité à le surprendre. Ce qui l’attire ? Ces mécaniques de jeu improbables dont il n’avait jamais entendu parler auparavant. Ces systèmes inédits qu’on ne retrouve pas ailleurs.
Il le dit clairement : il aime alterner les genres, passer d’une expérience à l’autre dès qu’il termine un jeu. Cela explique sans doute son intérêt durable pour les automatismes fous des factory games ou les boucles impitoyables des roguelikes. Autant de genres où les indés se montrent particulièrement créatifs.
Un œil neuf sur la création
Buckley n’est pas le seul à porter ce regard sur la scène indépendante. Shuhei Yoshida, ex-responsable de l’initiative indé chez Sony, parlait déjà à l’époque de véritable “chasse au trésor” dans ce milieu effervescent. Depuis les années 2000, les studios indépendants bousculent en effet le paysage avec des idées neuves et des formats hors normes. Et cela continue aujourd’hui, notamment sur les réseaux sociaux, où les développeurs partagent de plus en plus leur travail avec les hashtags “My Indie Game for 15 Seconds” ou encore “This Is My Indie Game Main Menu”.
Cette fraîcheur d’approche, on la retrouve aussi du côté éditorial.
Pocketpair lance son propre label, mais reste sélectif

Depuis le buzz de Palworld, Pocketpair a ouvert une division dédiée à l’édition de jeux. Le résultat ne s’est pas fait attendre :
- Plus de 1500 demandes de contact sur LinkedIn en moins de 24 heures
- Une flopée de studios intéressés pour collaborer avec eux
Malgré cet afflux, Buckley précise qu’ils resteront sélectifs. Notamment sur les questions d’éthique et de création : les jeux utilisant de l’IA générative n’entrent pas dans leurs projets. Un positionnement fort, surtout quand on sait à quel point ce sujet fait débat actuellement dans le milieu du dev.
Pourquoi ça compte pour les joueurs
Ce genre de déclarations n’est pas juste de l’anecdote. Elles traduisent un état d’esprit dans l’industrie : une envie de retour à des jeux fondés sur l’expérimentation, l’originalité et le système de jeu avant tout. Et quand c’est quelqu’un comme Buckley qui le dit, à la tête d’un studio qui a su combiner Pokémon, armes à feu et automatisation dans un absurd game à succès, ça en dit long sur la direction que prend Pocketpair pour la suite.
