Highguard, le nouveau FPS en free-to-play signé par les créateurs de Titanfall et Apex Legends, est disponible dès maintenant sur PC via Steam, PS5 et Xbox Series. Annoncé de manière plutôt discrète aux Game Awards, il déboule aujourd’hui sans tambour ni trompette mais avec une proposition originale dans un genre ultra-concurrentiel.
Un concept PvP qui change un peu les règles
Highguard s’appuie sur une formule en équipe de trois contre trois avec une structure de raid asymétrique qui sort des sentiers battus du FPS compétitif classique. Chaque affrontement se déroule autour d’une épée spéciale, apparue quelque part sur la carte, que les joueurs doivent récupérer afin de déclencher une phase de raid dans la base ennemie. L’objectif ? Saboter leur forteresse, placer une bombe, et infliger un maximum de dégâts pour prendre l’avantage.
Originalité bienvenue, le jeu propose quatre bases différentes, avec leur propre configuration défensive. Cela renouvelle les approches d’assaut et de défense partie après partie. Et si l’adversaire lance un raid et que vous arrivez à bien tenir votre ligne, vous infligez aussi des dégâts à sa base. Sympa, non ? On est clairement dans une dynamique de prise de risque, avec des décisions tactiques à prendre en temps réel selon le déroulement du match.

Héros, compétences et loot : une formule maîtrisée
Le roster de lancement est composé de huit personnages : Atticus, Condor, Kai, Mara, Redmane, Scarlet, Slade et Una. Chacun possède des compétences uniques, que ce soit pour se battre en frontline ou soutenir l’équipe en optimisant la récolte de ressources. Ces dernières sont cruciales, puisque c’est avec elles qu’on améliore notre stuff entre deux engagements, grâce à un système d’upgrade en match via une boutique.
Autre détail très malin : tous les personnages peuvent utiliser l’ensemble des armes disponibles. L’accent est donc mis sur les capacités spécifiques de chaque héros, mais sans contraindre totalement le style de jeu, et ça, c’est franchement appréciable. En complément, des montures sont à disposition pour se déplacer rapidement sur la carte, apportant une vraie dose de mobilité et de tension dans les échanges entre les bases.
Un FPS à l’identité marquée, qui donne envie de creuser
Sur le plan du gameplay pur, on sent la patte de Respawn Entertainment (ou du moins d’anciens membres, puisque le studio derrière Highguard est indépendant, formé par des vétérans). Les affrontements sont nerveux, bien réglés, et les déplacements sur montures apportent un vrai plus par rapport aux classiques déplacements à pied.
Le mix entre attaque, défense et collecte crée une boucle de gameplay vraiment dense. On est loin du simple deathmatch, et chaque partie devient un enchaînement de micro-objectifs à remplir vite et bien pour espérer prendre l’avantage.
Prépare ta machine, Highguard ne tourne pas sur un grille-pain
Côté technique, Highguard demande une configuration plutôt musclée, bien que dans la norme actuelle du PC gaming. Voici ce qu’il faut prévoir :
Configuration minimale :
- Processeur : Intel Core i5-6600K ou AMD Ryzen 5 1600
- RAM : 8 Go
- GPU : GTX 1060 ou RX 580
- Disque dur : 25 Go d’espace, avec recommandation d’usage sur SSD
- Connexion stable obligatoire
Configuration recommandée :
- Processeur : Intel Core i5-9600K ou Ryzen 5 3600
- RAM : 12 Go
- GPU : RTX 2080 ou RX 6650 XT
Autrement dit, si vous avez une config de 3 ou 4 ans encore à jour, ça passera sans souci. Le rendu graphique est propre, pas tape-à-l’œil, mais clairement lisible en match. Les performances semblent solides pour le moment, bien que certaines animations manquent un poil de finition.
Un lancement direct, simple et clair
Pas de modèle économique tordu : Highguard est gratuit, disponible en téléchargement immédiat sur Steam, PS5 et Xbox Series. Pas de campagne solo au programme, on est ici sur un jeu multijoueur pur, taillé pour la compétition entre potes ou en matchmaking. Reste à voir s’il saura garder une communauté active sur la durée, mais ses idées de gameplay et son dynamisme donnent envie d’y revenir régulièrement.
Ce FPS ne révolutionne pas le genre mais y apporte assez de fraîcheur pour qu’on ait envie de s’y mettre. Pour un free-to-play, c’est déjà une belle promesse.
