Pragmata

Marre des TPS classiques ? Voici comment Pragmata réinvente le combat par le piratage

Capcom dévoile enfin davantage sur Pragmata, son mystérieux jeu d’action prévu pour 2026, et la surprise est de taille. À la croisée du jeu de tir, du puzzle en temps réel et de la stratégie, le titre mise sur une mécanique de piratage innovante pour renouveler l’expérience du TPS. Un pari audacieux qui intrigue autant qu’il promet.

Une ambiance lunaire et un duo atypique

Le joueur incarne Hugh, un soldat spécialisé dans les interventions à haut risque, envoyé sur une base lunaire mystérieusement isolée de la Terre. Dès les premières minutes, l’ambiance s’installe : isolement, hostilité mécanique et paysages lunaires froids. À ses côtés, Diana, une androïde aussi précieuse que vulnérable, l’épaulera dans sa mission.

Ce duo initial devient vite le cœur du gameplay. Diana ne combat pas directement, mais c’est elle qui pirate les ennemis. Hugh doit donc la protéger, la guider et mettre en place les conditions nécessaires pour ouvrir une fenêtre d’attaque, créant une tension constante entre action immédiate et planification.

Pragmata

Un gameplay qui régale : tir et piratage en simultané

Ici pas de bête shoot à la chaîne. Pragmata introduit un système de multitâche inédit : pendant que Hugh tire sur les ennemis, une interface de visée projette en surimpression un mini puzzle que le joueur doit résoudre pour activer le piratage de Diana. Chaque puzzle est une sorte d’énigme spatiale ou de réarrangement de symboles en temps réel.

Une fois le piratage réussi, l’ennemi devient temporairement vulnérable, ce qui pousse à optimiser ces quelques secondes : rafale bien placée, changement d’arme ou piège à ressortir. Et pendant ce temps, les autres ennemis n’attendent pas gentiment qu’on termine l’énigme. Il faut donc savoir jongler entre esquive, analyse et réactivité.

Un arsenal qui encourage la polyvalence

Hugh n’est pas en reste côté armement. Trois armes principales constituent son kit de base :

  • Un pistolet à recharge automatique pour les dégâts constants
  • Un fusil plus lent mais bien plus destructeur pour les cibles vulnérables
  • Un lance-filet particulièrement utile pour immobiliser les ennemis ou les maintenir dans la zone de piratage

Cette combinaison d’outils rappelle certains jeux orientés tactiques comme Control ou Returnal, où la sélection d’arme à l’instant T peut faire toute la différence. Les temps de rechargement, les placements ennemis et les bonnes fenêtres de piratage transforment chaque combat en séquence stratégique.

Des objets consommables bien pensés viennent pimenter l’ensemble, comme des modules qui amplifient les effets du piratage. Par exemple, on peut booster les dégâts infligés pendant la vulnérabilité, ou prolonger le temps de piratage actif. Ce système de consommables ajoute une couche de personnalisation intéressante, en plus de forcer le joueur à réfléchir à sa gestion des ressources.

Une première phase de boss qui annonce la couleur

La première confrontation contre un boss donne un aperçu du potentiel du jeu. L’adversaire, une grosse machine équipée de missiles et de charges violentes, n’a pas un comportement ultra complexe en lui-même. Mais c’est l’interaction entre sa dangerosité, le piratage et le timing qui change tout.

Chaque coup reçu réinitialise le puzzle de piratage. Il faut donc tenir la cadence, esquiver proprement, relancer le mini-jeu, exploiter le lance-filet pour le clouer au sol au bon moment, tout en vidant ses chargeurs quand la fenêtre s’ouvre enfin. Les combats prennent alors une saveur rare, entre tension maximale et satisfaction tactique.

Une formule qui pourrait faire date

Là où beaucoup de TPS se contentent de peaufiner une recette huilée, Pragmata cherche clairement à casser les codes. Entre sa DA lunaire, son message en filigrane sur l’humanité et la technologie, et surtout cette osmose action/piratage très maligne, Capcom mise sur une formule qui sort du rang.

Reste encore à voir comment ce principe tiendra sur la durée, si l’équilibre entre complexité et lisibilité sera maintenu, et si le rythme ne s’essoufflera pas. Mais dès cette première démo, Pragmata ne laisse pas indifférent. Il faudra patienter jusqu’en 2026, mais le potentiel est là, et il est solide.

Lucas Durand

Depuis mon plus jeune âge, je suis un inconditionnel des jeux vidéo. Que ce soit des classiques de l'ère 8-bits ou les dernières sorties AAA, je suis toujours à la recherche de la prochaine grande aventure vidéoludique. Ayant été testeur pour un magazine de jeux vidéo, j'ai une vision à la fois analytique et passionnée des jeux que j'aborde.

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