Après avoir conquis les joueurs nomades avec le Steam Deck, Valve s’attaque à nouveau au salon avec la Steam Machine, une console compacte et ambitieuse conçue pour faire tourner toute la bibliothèque Steam sur un grand écran. Plus puissante que le Steam Deck, elle promet une expérience gaming haut de gamme directement sur votre télé.
Une machine compacte, mais qui en a sous le capot
Avec ses dimensions de seulement 152 x 162 x 156 mm, la Steam Machine est aussi discrète qu’un petit boîtier multimédia. Elle se glisse facilement sous une télé ou à côté d’un écran gaming, sans faire tache dans un salon moderne. Mais ne vous fiez pas à son format miniature, car Valve a mis le paquet côté performances.
À l’intérieur, on retrouve un processeur Zen 4 signé AMD, cadencé à 4,8 GHz pour un TDP modéré de 30W, épaulé par une puce graphique sur mesure basée sur l’architecture RDNA3 avec 28 unités de calcul et un TDP de 110W. Autrement dit, fini les concessions sur les jeux récents. Grâce à un système de dissipation conçu pour un environnement de salon, la machine peut aller plus loin que le Steam Deck en matière de puissance, sans les mêmes contraintes thermiques. Valve annonce même des performances jusqu’à six fois supérieures. Voilà qui change la donne.

Une vraie alternative aux consoles de salon
La Steam Machine tourne sous SteamOS, l’OS maison basé sur Linux, spécifiquement optimisé pour les jeux PC au format console. L’interface a été simplifiée pour une utilisation à la manette sur grand écran, avec une navigation fluide dans la bibliothèque Steam, du petit jeu indé jusqu’au triple A du moment.
Avec cette logique 100 % jeu PC dans un format console, Valve vise clairement les joueurs qui veulent tout garder sur un seul écosystème, sans devoir rebooter sur Windows ou se prendre la tête avec des installations compliquées. C’est une réponse directe aux PlayStation 5, Xbox Series et autres machines de salon.
Matériel costaud et connectique complète
La Steam Machine n’est pas un gadget. Avec 16 Go de RAM DDR5, 8 Go de mémoire vidéo dédiée et un stockage SSD proposé en deux versions (512 Go ou 1 To), elle a de quoi faire tourner les jeux les plus exigeants dans des conditions plus que correctes.
Côté connectique, c’est du sérieux :
- 1 port DisplayPort compatible 4K à 240 Hz ou 8K à 60 Hz
- 1 port HDMI 2.0 (4K à 120 Hz)
- 4 ports USB-A
- 1 port USB-C
- 1 port Ethernet Gigabit
De quoi brancher tous vos périphériques, écrans, et optimiser la connexion réseau. Une version Wi-Fi 6E serait également prévue, même si Valve n’a pas encore confirmé ce détail.
Une manette repensée pour accompagner la machine
Valve ne se contente pas de sortir une console, il l’accompagne d’une nouvelle manette, la Steam Controller. Elle reprend le concept des deux touchpads haptics du Steam Deck, très pratiques pour les jeux PC non pensés pour les sticks classiques.
À l’arrière, on trouve quatre palettes personnalisables, comme sur les manettes haut de gamme. Quant à la connectivité, Valve propose le choix : en Bluetooth classique ou en 2,4 GHz via un adaptateur USB inclus pour une latence minimale. Un bon point pour les amateurs de réactivité en jeu.
Le Steam Frame, la surprise VR
Enfin, Valve a profité de cette annonce pour lever le voile sur un autre produit : le Steam Frame, un casque de réalité virtuelle entièrement autonome, successeur spirituel du Valve Index. Il embarque une puce Snapdragon 8 Gen 3, 16 Go de RAM et fonctionne lui aussi sous SteamOS.
Objectif : proposer une expérience VR sans fil, prête à l’emploi, dans l’écosystème Steam. Aucun détail n’a filtré pour le moment sur le type d’écrans, ni sur le prix. Mais Valve veut clairement rester dans la course face au Meta Quest et à la future Apple Vision Pro.
Un lancement prévu pour l’an prochain, mais mystère sur le prix
La Steam Machine et ses accessoires ne sortiront pas avant l’année prochaine. Pour l’instant, aucun tarif officiel n’a été communiqué. Valve indique seulement viser une fourchette similaire à celle des consoles actuelles, soit entre 500 et 600 euros. Mais dans le contexte économique actuel, difficile d’être plus précis.
Quoi qu’il en soit, cette nouvelle tentative de Valve dans les machines de salon semble bien pensée et mieux placée que la Steam Machine cuvée 2015, qui avait fait un four. Avec un hardware solide, une interface adaptée et un catalogue Steam toujours plus fourni, il y a matière à y croire.
