King of Meat

Matchmaking trop long dans King of Meat ? Nos astuces pour jouer sans attendre

Avec King of Meat, Amazon Games propose un party game coopératif déjanté dans un univers d’heroic fantasy parodique, entre jeu d’action, plateformes et show télévisé. Disponible depuis peu sur PS5, PC et Xbox Series, et bientôt sur Switch, le titre entend faire sa place dans un genre déjà bien peuplé.

Un jeu télé dans un donjon médiéval : ça marche

Première surprise, King of Meat parvient à établir une vraie identité dès les premières minutes. À la croisée entre un jeu télévisé absurde à la Wipeout et un dungeon crawler à la sauce cartoon, le titre imagine un concours sanglant où des aventuriers ridicules affrontent pièges, sbires et autres joyeusetés médiévales sous l’œil moqueur d’un commentateur omniprésent.

Cette mise en scène, largement tournée vers la dérision, joue autant avec les codes de la télé réalité que de la fantasy gothique. Le hub principal, un village central animé, permet de croiser d’autres joueurs, de personnaliser son avatar, d’acheter de nouveaux équipements ou simplement discuter avec des PNJ hauts en couleur. L’économie est simple mais efficace, tout repose sur la performance dans les épreuves pour progresser.

Visuellement, ça a de la gueule

La direction artistique saute immédiatement aux yeux. King of Meat arbore un style aussi tranché que soigné, entre cartoon grotesque et ambiance gothique acidulée. Les décors regorgent de détails, les animations en 2D utilisées pour les transitions télévisées sont hilarantes, et l’ensemble brille par son originalité. Le tout tourne sans accroc, notamment sur PS5.

Côté audio, l’ambiance sonore est à la hauteur de la folie visuelle. Entre musiques épiques volontairement grandiloquentes, bruitages grotesques et doublage français intégral (et réussi), c’est un vrai show qui se déroule manette en main.

King of Meat

Des combats un peu flous mais un gameplay bien pensé

Le gameplay mélange hack’n’slash et plateforme dans un esprit très arcade. La prise en main est immédiate et les mécaniques sont accessibles, ce qui colle bien à l’univers léger du jeu. On enchaîne les combats à l’arme blanche, on évite les pièges, on résout quelques puzzles, le tout avec un rythme solide.

Mais tout n’est pas parfait. Les affrontements ont parfois tendance à devenir illisibles à l’écran, surtout en multi, et certaines phases de plateforme pèchent par leur manque de précision. Heureusement, la progression du personnage via l’expérience débloque régulièrement nouvelles armes et compétences, ce qui maintient l’intérêt.

Des modes de jeu variés et du contenu dès le lancement

Là où King of Meat surprend agréablement, c’est sur sa richesse de contenu pour un jeu lancé à prix réduit. Il propose :

  • Un mode coopératif classique jusqu’à quatre joueurs
  • Une campagne solo servant de tutoriel, avec des énigmes et un bon rythme
  • Des événements compétitifs avec classements mondiaux
  • Un mode créatif communautaire, avec éditeur de niveaux accessible à tous

Le studio Glowmade ne lésine pas non plus sur les références pop-culture, et un des premiers événements spéciaux rendait hommage à MrBeast.

Techniquement solide, mais matchmaking poussif

Sur le plan purement technique, rien à signaler côté bugs majeurs. Le jeu tourne proprement sur PS5, l’interface est fluide et l’utilisation de la manette DualSense ajoute une petite touche bienvenue pendant les affrontements et les déplacements.

Le vrai hic, c’est le matchmaking. Le jeu étant encore en lancement, la base de joueurs reste modeste, entraînant des temps d’attente parfois longs avant une partie. Certains joueurs finissent seuls dans un jeu pourtant pensé pour la coopération.

Un vrai potentiel à confirmer

Proposé à 29,99 euros, King of Meat mise sur son humour, sa personnalité et son contenu généreux pour s’imposer comme un party game original. Glowmade a clairement mis les moyens pour livrer une expérience complète dès le départ. Mais face à des mastodontes gratuits comme Fall Guys, le titre devra vite trouver sa communauté pour ne pas finir oublié dans les limbes du multijoueur.

Lucas Durand

Depuis mon plus jeune âge, je suis un inconditionnel des jeux vidéo. Que ce soit des classiques de l'ère 8-bits ou les dernières sorties AAA, je suis toujours à la recherche de la prochaine grande aventure vidéoludique. Ayant été testeur pour un magazine de jeux vidéo, j'ai une vision à la fois analytique et passionnée des jeux que j'aborde.

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