Remedy traverse une phase compliquée, coincée entre la performance décevante de FBC: Firebreak et un remaniement de direction. Mais au milieu des vents contraires, une bonne nouvelle se dessine : le remake de Max Payne 1+2 avance bien, et selon les dernières informations, il pourrait débarquer plus tôt qu’on ne l’imaginait.
Un développement qui reste sur les rails
Lors de son rapport trimestriel, le premier depuis le départ du PDG Tero Virtala, Remedy a tenté de rassurer ses investisseurs. Markus Mäki, désormais PDG par intérim, a déclaré que le remake atteignait bien les objectifs fixés et que le développement suivait son cours sans accroc majeur. Bien qu’aucune date précise ne soit annoncée, cette déclaration est suffisamment encourageante pour envisager une sortie d’ici fin 2026.
Le jeu est officiellement en production complète depuis septembre 2025. Remedy explique que ses projets mettent généralement un à deux ans entre le début de la production et l’arrivée en phase de test bêta. Si l’on suit ce calendrier type, le remake de Max Payne pourrait atteindre ce stade crucial d’ici fin 2025, ce qui ouvrirait la porte à une sortie six mois plus tard. Résultat : une fenêtre de lancement courant 2026 commence sérieusement à prendre forme.

Un timing serré, et Rockstar en arbitre
Même si tout se déroule sans retards internes, une contrainte externe majeure demeure : c’est Rockstar Games, détenteur des droits de publication, qui aura le dernier mot sur la date de sortie. Et dans la balance, un autre mastodonte pèse lourd : Grand Theft Auto 6. GTA est censé sortir l’année prochaine, même si des retards sont possibles. Si Rockstar décide d’éviter une cannibalisation interne de ses propres licences, le remake de Max Payne pourrait voir sa sortie repoussée à 2027.
Ce genre de stratégie n’a rien d’inhabituel. Prioriser l’énorme lancement de GTA 6, puis offrir au remake de Max Payne une période plus dégagée pour briller, pourrait finalement être bénéfique pour les deux titres. Reste que du point de vue du joueur, l’attente peut s’allonger sans que le développement du jeu en soit réellement la cause.
Control 2 et Firebreak en toile de fond
Ce remake ne sort pas de nulle part, c’est un projet ambitieux dans la stratégie actuelle de Remedy. Le studio travaille actuellement sur plusieurs fronts, notamment sur Control 2, un titre très attendu aussi bien par les amateurs du premier opus que par ceux qui ont été marqués par le style Remedy. En revanche, le lancement récent de FBC: Firebreak, spin-off multijoueur dans l’univers de Control, a été un vrai raté. Ce revers commercial pèse sur les finances, mais aussi sur l’image du studio.
C’est dans ce contexte que le remake de Max Payne gagne mécaniquement en importance. C’est un projet à fort potentiel, capable de rallier les anciens joueurs nostalgiques des années 2000, mais aussi de séduire une nouvelle génération. Sa réussite commerciale pourrait offrir un vrai bol d’air au studio finlandais.
Ce qu’on peut attendre du remake
Même si l’on manque encore de détails concrets sur les mécaniques de gameplay ou les choix esthétiques, plusieurs éléments permettent de nourrir l’anticipation :
- Un traitement narratif fidèle aux jeux originaux signés Sam Lake, qui reste impliqué dans la direction créative
- Un lifting complet grâce au moteur Northlight, utilisé pour Control et Alan Wake 2
- Une refonte moderne du gameplay, espérons-le, avec des sensations de tir au goût du jour
- Une structure éventuellement revisitée, sans trahir l’esprit noir et cinématographique des Max Payne
Remedy a clairement l’intention de faire de ce retour une refonte majeure, à mi-chemin entre hommage et redécouverte. C’est un pari risqué, mais qui peut clairement marquer beaucoup de points si l’exécution suit.
Si tout reste sur la bonne voie, les fans devraient pouvoir replonger dans la noirceur urbaine et les fusillades au ralenti d’ici fin 2026… sous réserve que Rockstar ouvre la porte au bon moment.
