Premier contenu téléchargeable pour un opus dérivé de la licence, Légendes Pokémon Z-A Méga-Dimension prolonge l’histoire principale tout en introduisant de nouveaux enjeux autour des Méga-Évolutions. Accessible après avoir terminé le jeu, ce DLC propose un endgame plus costaud, de nouveaux Pokémon et une progression revisitée via un système original… de donuts.
Ça repart fort avec la Méga-Dimension, mais ça sent un peu le déjà-vu
L’histoire reprend là où le jeu de base s’arrêtait, dans une ville d’Illumis perturbée par des distorsions spatio-temporelles provoquées par une instabilité énergétique des Méga-Évolutions. Les failles apparues transforment temporairement l’environnement en zones distordues — la fameuse Méga-Dimension. Sur le papier, ça promet. Dans les faits, on garde beaucoup trop les pieds sur terre.
Ces nouvelles zones trafiquées ont beau promettre un changement d’atmosphère, elles ressemblent trop souvent à des versions remixées d’environnements déjà connus. Quelques effets visuels viennent maquiller l’ensemble, mais côté exploration, on avance sur du terrain balisé. Le concept de failles introduit bien quelques variations ludiques, mais n’attendez pas un changement de rythme radical.
Un nouveau duo attachant… et des donuts à gogo

L’un des éléments qui vient donner un peu de fraîcheur, c’est le personnage d’Anya. Cette jeune dresseuse mystérieuse arrive avec son Hoopa sous le bras et une obsession : préparer des donuts spéciaux capables d’interagir avec les failles.
Ces pâtisseries remplacent les outils traditionnels pour débloquer certaines zones ou améliorer les capacités de Hoopa. Grâce à leurs multiples saveurs, elles offrent différentes propriétés : ouverture d’accès, boost temporaire en combat, ou facilité pour capturer certains Pokémon. Original et plutôt bien intégré dans la logique du jeu, ce système de progression à base de ressources prend une vraie place dans la gestion et invite à planifier ses expéditions. Les joueurs habitués aux recettes classiques de la série pourraient être déroutés, mais ceux qui aiment optimiser risquent d’adhérer.
Nouvelles quêtes, plus de Pokémon et des combats enfin un peu plus exigeants
L’une des bonnes surprises de ce DLC, c’est le contenu annexe. On retrouve une trentaine de nouvelles quêtes secondaires qui, cette fois, poussent à sortir des sentiers battus. S’ajoutent à cela environ 100 nouveaux Pokémon à capturer, dont plusieurs Légendaires et Chromatiques accessibles via les portails dimensionnels.
Les dresseurs qui cherchent du challenge seront aussi servis : la difficulté a été revue à la hausse. Les combats nécessitent un meilleur équilibrage d’équipe et une compréhension fine des synergies. Pour une fois, le forcing habituel ne suffit pas, et c’est tant mieux.
- Une centaine de nouveaux Pokémon, légendaires inclus
- Quêtes secondaires plus nombreuses et plus variées
- Nouvelles Méga-Évolutions à débloquer
- Difficulté rehaussée en fin de jeu
- Amélioration de la chasse aux Shiny grâce aux mécaniques de donuts
Un vrai contenu pour fans investis, mais un goût de recyclage
Si l’on regarde ce que propose Méga-Dimension, il y a du mieux sur plusieurs aspects techniques et ludiques. L’endgame est plus dense, l’équilibrage des combats affine un peu la formule, et les monstres supplémentaires viennent raviver l’envie d’explorer. Pourtant, on a du mal à ignorer le sentiment de répétition.
La structure reste trop calquée sur celle du jeu principal, et même si l’intrigue secondaire se décante autour de Hoopa et d’Anya, elle manque de variations scénaristiques ou de vraies surprises. La Méga-Dimension, censée tout bouleverser, donne trop souvent l’impression d’un simple filtre pour prolonger la durée de vie.
S’ajoute à cela une interrogation légitime sur le tarif : 30 euros pour ce qui semble surtout corriger les lacunes du jeu de base (et notamment faciliter l’obtention du Charme Chroma, indispensable pour les chasseurs de Shiny), ça fait un peu cher payé, surtout quand l’innovation dans le level design est aussi timide.
Un contenu consistant, mais qui manque encore de prise de risque. Les fans hardcore y trouveront de quoi prolonger l’aventure et parfaire leur collection, les autres risquent d’avoir l’impression de mâcher une version sucrée d’un plat déjà connu.
