Mewgenics, le dernier jeu d’Edmund McMillen, créateur de The Binding of Isaac, vient de franchir le cap du million d’exemplaires vendus en seulement une semaine. Un succès impressionnant pour ce RPG de reproduction de chats qui domine déjà Steam.
Le phénomène chat fait des ravages
Une semaine après sa sortie, Mewgenics affiche des chiffres qui font tourner les têtes. Un million de copies écoulées, c’est du solide pour un jeu développé par une petite équipe et sans battage médiatique démesuré. Mais quand on connaît le pedigree d’Edmund McMillen, co-créateur de The Binding of Isaac et Super Meat Boy, on se dit que le succès n’est pas totalement surprenant.
Le jeu a même réussi l’exploit de devenir le roguelike le plus joué sur Steam, avec un pic à 115 428 joueurs simultanés. Pas mal pour un concept aussi décalé qu’un simulateur d’élevage de chats avec des mécaniques RPG. Tyler Glaiel, co-développeur du projet, avoue lui-même avoir été pris de court par cette déferlante.

Simplicité en surface, complexité en profondeur
Le principe de Mewgenics tient en quelques mots : récupérer des chats, les faire se reproduire, affronter des ennemis loufoques, collecter des objets, et recommencer. Une formule qui rappelle l’approche minimaliste chère à McMillen, mais qui cache une profondeur de gameplay redoutable.
C’est justement cette complexité sous-jacente qui accroche les joueurs. Les combinaisons de traits et d’objets semblent infinies, dépassant même ce qu’on trouve dans The Binding of Isaac, pourtant réputé pour la variété de ses runs. Chaque partie offre son lot de surprises et de découvertes, alimentant cette envie irrésistible de « juste une partie de plus ».
Un succès qui dépasse les attentes
Tyler Glaiel n’a pas caché sa surprise face à ces résultats. Avant la sortie des tests presse, Mewgenics comptait environ 400 000 jeux en liste de souhaits sur Steam. Ce chiffre est monté à 600 000 après les premières critiques, mais les ventes de la première semaine dépassent largement ce qu’on peut habituellement espérer par rapport au nombre de wishlists.
Pour Glaiel, même la notoriété de McMillen ne suffisait pas à prédire un tel démarrage. Les ventes de la première semaine représentent généralement une fraction des listes de souhaits, mais Mewgenics a visiblement touché dans le mille avec un concept original et une exécution soignée.
À ce rythme, le cap des deux millions d’exemplaires vendus pourrait bien être franchi d’ici quelques semaines. Un succès mérité pour un duo de développeurs qui continue de prouver qu’innovation et créativité paient encore dans l’industrie du jeu vidéo.
