Monster Hunter Wilds, lancé en fanfare avec 10 millions d’exemplaires vendus en un mois, traverse une période compliquée. Derrière ce succès commercial fulgurant, la grogne des joueurs ne faiblit pas, au point de faire chuter sa note utilisateur Steam à un inquiétant 59 %, avec seulement 19 % de commentaires positifs ces derniers jours.
Un lancement qui s’est bien vendu… mais mal digéré
Difficile d’imaginer en voyant les chiffres de vente que Monster Hunter Wilds traverse une tourmente communautaire. Et pourtant, depuis sa sortie, les critiques pleuvent. Le contraste est brutal : meilleur démarrage sur Steam en 2025, cinq jeux les plus joués de la plateforme confondus, et en parallèle des évaluations qui s’effondrent.
Le jeu a atteint un impressionnant palier de 10 millions de ventes en un mois, ce qui aurait pu cimenter sa place dans les annales du jeu d’action multijoueur. Mais sur le terrain, les retours sont tout sauf enthousiastes.
La note utilisateur est passée de 62 % fin mai à 59 % actuellement, et la dynamique ne va pas dans le bon sens. Pire encore, la tendance des derniers jours montre que seuls 19 % des évaluations sont positives, ce qui classe le jeu comme « extrêmement négatif » sur Steam.
Un contenu jugé trop léger et peu inspiré
L’un des reproches qui revient sans cesse, c’est la pauvreté du contenu par rapport à Monster Hunter: World. Là où son grand frère proposait un bestiaire dense, complexe et régulièrement enrichi, Wilds semble arriver avec une offre qui laisse sur sa faim. Certains joueurs utilisent même le mot « vide » pour décrire l’expérience.
Le jeu est aussi critiqué pour son manque de difficulté, un comble quand une bonne partie du plaisir de Monster Hunter repose justement sur la prise en main des patterns ennemis et la progression par l’échec. Or ici, les affrontements seraient trop mous, sans identité marquante ni tension.
À cela s’ajoute un zéro pointé sur l’innovation de l’open-world, pourtant mise en avant avant la sortie. Ce système censé révolutionner la structure habituelle peine à convaincre manette en main. Beaucoup estiment que ce monde ouvert n’est qu’une illusion de liberté, mal exploitée et mal intégrée aux combats.
Une technique en retard, un DRM qui fait grincer et un multi désastreux
Le jeu souffre aussi de problèmes techniques réguliers. Les mauvaises optimisations sont pointées du doigt par les joueurs sur configuration moyenne, mais aussi par certains avec des machines plus costaudes.
À cela vient s’ajouter la présence de Denuvo, un DRM notoirement impopulaire qui alimente régulièrement les controverses et est accusé par certains d’avoir un impact sur les performances.
Et le clou dans la plaie pour beaucoup, c’est le côté multijoueur, que certains estiment « cassé ». Les sessions entre amis seraient souvent instables, voire impossibles, tuant une grande partie du plaisir coopératif qui faisait la beauté des épisodes précédents.
Un prix qui pique et des comparaisons qui fâchent
Un autre point régulièrement soulevé concerne le tarif du jeu. Proposé à 70 €, Monster Hunter Wilds est jugé trop cher au regard de ce qu’il propose. D’autant plus quand Monster Hunter: World, bien plus dense et stable, coûte aujourd’hui bien moins cher, avec des réductions régulières pendant les soldes Steam. Résultat, une partie des joueurs préfèrent retourner à World, qui enregistre encore de beaux pics de fréquentation malgré les années.
Petit détail qui en dit long : Wilds n’a même pas réussi à dépasser son prédécesseur en nombre de joueurs actifs. Il affiche désormais un pic de 16 900 joueurs en 24h, contre plus de 26 000 pour World.
Les griefs les plus souvent cités par la communauté :
- Manque de contenu varié et combats peu marquants
- Difficulté trop basse
- Open-world décevant
- Multijoueur instable
- Mauvaise optimisation technique
- Présence du DRM Denuvo
- Un prix jugé trop élevé pour la qualité proposée
Un succès commercial au goût amer
Le verdict de la communauté est rude : pour beaucoup, Monster Hunter Wilds représente un des plus gros « gâchis » de l’année. Le jeu peut bien empiler les ventes, si les joueurs désertent rapidement à cause d’une expérience bancale, alors la réussite est purement financière, pas ludique.
Certains vont même jusqu’à le qualifier de « réussite commerciale et fiasco total côté joueur ». Une étiquette redoutable, surtout pour une série qui avait jusque-là un quasi sans-faute.

