En 2025, la rédactrice spécialisée Zoë J. Osik a vu son année rythmée par des expériences vidéoludiques touchantes, atypiques et souvent surprenantes. De la rêverie bucolique au drame narratif, sa sélection personnelle du Game of the Year traduit une passion sincère pour les jeux à la fois apaisants et profondément humains.
Un RPG arthurien qui frappe fort
Le jeu qui s’est hissé en tête de sa sélection, Tainted Grail: The Fall of Avalon, revisite les mythes arthurien dans une version sombre, en monde ouvert, où l’exploration et la narration s’entrelacent à merveille. Ce titre n’a pas seulement marqué Zoë par sa qualité d’écriture, mais surtout par une quête secondaire centrée sur une romance inattendue avec un forgeron. Cette séquence lui a laissé une forte empreinte émotionnelle, preuve que ce RPG mise autant sur le lien avec les personnages que sur sa trame principale, sans jamais sacrifier la profondeur du gameplay.

Des drames interactifs aux choix marquants
Dispatch s’est démarqué grâce à un ton plus adulte et un casting vocal prestigieux. Ce jeu narratif suit Robert Robertson III dans des situations délicates, à la croisée du mélodrame et de l’humour grinçant. Zoë évoque les débats entre amis autour de ses relations amoureuses, mais aussi la prestation mémorable de Joel Haver qui prête sa voix au personnage improbable du Waterboy. Une expérience collective et marquante dans son entourage.
Le retour des années 1990 en plein dans le mille
Lost Records: Bloom & Rage a conquis le cœur de Zoë grâce à son ambiance rétro et sa portée émotionnelle. On y suit Swann Holloway dans une aventure teintée de mystère, d’amitiés adolescentes, de romance, et d’événements paranormaux. La nostalgie des années 1990, portée par une bande originale parfaitement ancrée dans l’époque, a résonné profondément avec ses souvenirs personnels. Ce jeu incarne à ses yeux la preuve qu’une bonne ambiance peut faire toute la différence.
Vivre la Chine ancienne à sa manière
Where Winds Meet propose une approche plus légère ou plus sérieuse selon les choix du joueur. Dans une Chine du Xe siècle colorée, le jeu laisse toute liberté pour incarner des rôles aussi variés qu’un herboriste ou un maître du kung-fu, manipuler les PNJ à sa guise et s’immerger dans un système économique 100 % cosmétique. Ce qui a surtout séduit Zoë, c’est son sens de l’esthétique, mêlé à beaucoup d’humour et à un monde qui se prend rarement trop au sérieux.
De l’action multijoueur, mais pas comme d’habitude
Arc Raiders a réussi à surprendre Zoë, elle qui d’ordinaire évite les jeux PVP. Elle s’y est amusée non seulement à collecter des canards en plastique dans des moments de répit, mais aussi à interagir avec un coq nommé Scrappy, véritable mascotte comique du jeu. Malgré l’aspect compétitif, elle a apprécié l’équilibre du gameplay coopératif et l’ambiance conviviale qui s’en dégage.
Retour à la ferme, version marché
Story of Seasons: Grand Bazaar lui a rappelé ses premières amours vidéoludiques. Inspiré de Harvest Moon, ce titre mise sur la gestion d’un marché villageois, une idée simple mais addictive. Elle y a trouvé un équilibre parfait entre nostalgie et mécaniques modernes, où la joie quotidienne vient autant de la vente de ses produits que des liens noués avec les habitants.
Slimes et bonheur en bocaux
Slime Rancher 2 a été pour Zoë une révélation dans le registre du mignon réconfortant. Elle n’avait pas joué au premier opus, mais cela ne l’a pas empêchée de se laisser emporter par le charme des slimes, en particulier les adorables variantes chauve-souris. Elle parle d’un jeu qui respire la joie, presque comme une cure de bonne humeur en monde ouvert.
Quand la romance sort du cadre
Date Everything! est un OVNI vidéoludique, et Zoë n’en revient toujours pas. Ce jeu de romance propose d’avoir des relations avec des objets ou des concepts abstraits dans une narration pleine de situations déjantées. Grâce à un doublage haut en couleur et des idées complètement folles, ce titre est devenu l’un de ses jeux les plus partagés entre amis, générateur d’histoires à raconter et de fous rires quasi garantis.
Tamriel rajeuni, mais pas transformé
Oblivion Remastered n’a pas totalement répondu aux attentes de Zoë, qui espérait un remake au lieu d’un simple lifting. Malgré tout, elle a repris plaisir à explorer Cyrodiil, redécouvrant ses quêtes favorites avec un regard neuf. Elle regrette toutefois le manque de vraies améliorations, ce qui en fait pour elle plus une expérience nostalgique qu’une redécouverte nécessaire.
Un The Sims alternatif en pleine forme
Inzoi a su tirer son épingle du jeu en proposant une alternative fraîche à The Sims. Avec sa personnalisation poussée, ses mises à jour saisonnières bien pensées et ses personnages appelés Zoi, le jeu permet de vivre des histoires farfelues sans restriction. Zoë y a même expérimenté une carrière inattendue de star de K-Pop ou l’adoption accidentelle d’un enfant. C’est pour elle un bac à sable vivant et original, qui mérite d’être surveillé de près.
Des titres qui font écho à une année personnelle
En filigrane, la sélection de Zoë Osik révèle une année placée sous le signe de l’intime, de la créativité et de la surprise. Que l’on cherche le calme, le rire, ou un monde dans lequel se perdre, cette liste reflète parfaitement la richesse et la diversité du jeu vidéo en 2025.
