RE 9 Requiem

RE9 Requiem : comment Capcom fusionne le 2 et le 4 pour un retour aux sources réussi

Resident Evil 9 Requiem s’annonce comme l’un des épisodes les plus prometteurs de la saga. À l’aube de sa sortie fixée au 27 février 2026, nous avons pu passer près de trois heures sur une nouvelle démo du jeu. L’occasion parfaite pour affiner nos premières impressions et mesurer ses réelles ambitions et sa direction artistique.

Deux héros, deux approches bien marquées

La grande force de Resident Evil 9 Requiem repose sur sa structure à deux protagonistes jouables : Leon S. Kennedy, déjà bien connu des fans, et Grace, une nouvelle venue. Leur association ne se limite pas à un simple choix de personnage. Chaque phase de jeu propose une ambiance et un gameplay radicalement différents.

Leon incarne la puissance et l’action. À son arrivée au centre médical et scientifique de Rhodes Hill au volant de sa Porsche, le ton est donné. La mise en scène exploite à fond les capacités du RE Engine sur PS5 Pro : éclairages dynamiques, textures haute définition, animations faciales au cordeau. C’est bluffant visuellement, et l’atmosphère, calme dans un premier temps, bascule vite dans une brutalité propre à la série. Les zombies y sont particulièrement agressifs, souvent en très grand nombre.

Leon reste fidèle à lui-même : précis, mobile, efficace. Il peut dégainer vite, enchaîner les tirs dans la tête, bousculer un mort-vivant d’un coup de pied bien placé, ou terminer un combat avec une exécution spectaculaire. Le gameplay introduit également une belle nouveauté : la possibilité de récupérer et d’utiliser les armes des ennemis. Tronçonneuses, haches ou couteaux s’ajoutent ainsi à son arsenal classique. Tout ça renforce la sensation de puissance et la nervosité des affrontements. Les fans de Resident Evil 4 s’y retrouveront immédiatement : mallette d’inventaire à optimiser, gestion des munitions toujours cruciale, et un rythme soutenu sans jamais tomber dans l’overdose d’action.

Mais c’est dans la deuxième partie de cette démo que le ton change.

Resident Evil 4

Retour aux racines du survival-horror avec Grace

Grace, agente du FBI, est une totale débutante dans le genre d’enfer que propose Resident Evil. Son approche est donc bien plus prudente, voire fragile, et le gameplay s’alourdit volontairement pour renforcer ce sentiment d’impuissance. Avec elle, on retourne à une formule plus proche de Resident Evil 2 : peu de munitions, gestion draconienne de l’inventaire, danger permanent et énigmes qui forcent à fouiller les moindres recoins.

La tension prend ici le pas sur l’action. Les couloirs sombres et exigus du centre de Rhodes Hill deviennent de véritables pièges. Le sound design joue un rôle fondamental : les zombies ne se contentent plus de râler, ils vocifèrent, pleurent ou chantent, ce qui rend chaque recoin suspect. L’horreur n’est plus seulement visuelle, elle est aussi psychologique. À certains moments, les créatures évoluent en formes plus brutales, dans la veine des Crimson Heads, rendant la fuite souvent plus sensée que l’affrontement frontal.

Heureusement, Grace possède un atout unique sous la manche. Elle peut récolter du sang infecté et le transformer en objets utiles : outils médicaux, objets offensifs silencieux ou encore inhibiteurs de mutation. Ce système ajoute une couche stratégique non négligeable, surtout dans un contexte où l’équipement se fait rare. Les allers-retours vers les coffres deviennent alors une routine éprouvante, mais nécessaire, pour rester en vie.

Un mélange efficace entre deux écoles de Resident Evil

Ce que Capcom propose avec cette nouvelle démo de Resident Evil 9 Requiem, c’est une synthèse très convaincante des deux grandes orientations de la série. D’un côté, on retrouve l’action tendue et spectaculaire d’un Resident Evil 4, avec des affrontements nerveux et des mécaniques modernes. De l’autre, on replonge dans l’angoisse, la paranoïa et la gestion méticuleuse des ressources propres aux épisodes plus anciens comme le 2 ou le remake du 1.

Le tout repose sur un moteur graphique puissant, et une mise en scène maîtrisée. Capcom semble avoir trouvé le bon équilibre, en jouant sur deux tableaux à la fois. Le scénario reste pour le moment volontairement cryptique, mais l’expérience de jeu s’annonce solide, rythmée et variée.

En résumé, Resident Evil 9 Requiem ne cherche pas à tout changer, mais à tout bien faire. Et pour l’instant, c’est sur la bonne voie.

Lucas Durand

Depuis mon plus jeune âge, je suis un inconditionnel des jeux vidéo. Que ce soit des classiques de l'ère 8-bits ou les dernières sorties AAA, je suis toujours à la recherche de la prochaine grande aventure vidéoludique. Ayant été testeur pour un magazine de jeux vidéo, j'ai une vision à la fois analytique et passionnée des jeux que j'aborde.

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