Ryu Hayabusa revient dans Ninja Gaiden 4 après plus de dix ans d’absence, aux côtés d’un nouveau personnage nommé Yakumo. Le jeu, encensé par la critique, obtient une note de 82 sur Metacritic, confirmant son statut de renouveau solide pour cette série culte de l’action à la japonaise.
Un retour tranchant à la hauteur des attentes
Dès les premières heures, Ninja Gaiden 4 affiche la couleur. Brutal, exigeant et visuellement éclatant, le titre reprend les fondamentaux de la licence avec une maîtrise qui avait cruellement manqué depuis l’époque de Ninja Gaiden 2 ou Black. La presse spécialisée s’accorde : le défi est bien là, et les sensations aussi.
George Foster, rédacteur en chef reconnu, parle d’un jeu « comme dans ses rêves ». Pour lui, le retour de cette formule ultra-dynamique et punitive est une bénédiction pour la série. Les fans de longue date y retrouveront cette gestion chirurgicale de l’esquive, des combos diaboliques à mémoriser et des ennemis impitoyables. Il regrette toutefois une ombre au tableau : Ryu Hayabusa, héros emblématique, se retrouve en retrait au profit du nouveau venu Yakumo.
Le sang gicle, le gameplay répond parfaitement, et chaque affrontement se vit comme un duel à mort. On retrouve ici cette philosophie du « git gud » chère à FromSoftware, mais avec une nervosité propre à Ninja Gaiden. Rien d’étonnant, donc, à ce que la note moyenne avoisine les meilleurs épisodes de la série.

Une montée d’adrénaline constante
GamesRadar n’a pas fait dans la demi-mesure : pour eux, Ninja Gaiden 4 mérite un 5 sur 5. Leur équipe parle d’un véritable tour de montagnes russes, bardé d’action frénétique, de combats saisissants et d’un level design qui pousse toujours à aller de l’avant.
Ce qui frappe, selon eux, c’est l’ampleur des affrontements. On passe sans transition d’un duel intime à l’épée à des séquences spectaculaires contre des monstres gigantesques. La mise en scène fait dans l’excès assumé, mais la technique suit. Le jeu atteint des sommets de fluidité à 60 images par seconde, notamment sur PS5 et Xbox Series X, ce qui magnifie chaque coup porté.
L’équilibre entre les armes, la variété des styles de combat et l’intensité permanente rendent chaque session de jeu physique. C’est simple : chaque mission donne envie de respirer entre deux combats, tant la tension est constante.
Un style impeccable, mais un récit inégal
De son côté, GameSpot se montre un peu plus mesuré avec un 8 sur 10, soulignant une autre facette du jeu : ses faiblesses narratives. Richard Wakeling apprécie tout particulièrement la brutalité des affrontements, les armes à débloquer au fil du temps et le style visuel, très coloré et contrasté. Pour lui, Ninja Gaiden 4 est un bijou d’esthétique et de sensations.
En revanche, le scénario ne suit pas. L’histoire basique tient surtout de prétexte et peine à générer un attachement émotionnel. Quant à Ryu, icône absolue de la franchise, il est relégué au second plan, une décision artistique qui passera mal auprès des fans fidèles. On comprend l’envie d’introduire un nouveau protagoniste, mais Yakumo n’a pas le charisme pour faire oublier l’homme au sabre dragon.
Un bon tremplin pour les nouveaux joueurs
Pour certains critiques comme Brandon Zachary de ComicBook, Ninja Gaiden 4 reste une bonne porte d’entrée dans la série, même si le titre ne fait pas l’unanimité dans tous les domaines. Avec une note de 3 sur 5, il pointe du doigt un gameplay parfois trop basé sur le matraquage de boutons, nuisant à la finesse espérée.
Néanmoins, l’expérience reste positive, surtout pour ceux qui découvrent Ninja Gaiden avec cet épisode. Le jeu:
- Pose des bases solides pour un éventuel Ninja Gaiden 5
- Guide les joueurs avec un tutoriel plutôt complet
- Propose plusieurs niveaux de difficulté bien calibrés
C’est un Ninja Gaiden pensé autant pour séduire les anciens que pour embarquer une nouvelle génération dans son univers sanglant.
Un rebond réussi mais encore perfectible
En somme, Ninja Gaiden 4 relance une licence emblématique sans la trahir. Le gameplay nerveux, la difficulté relevée et la réalisation impeccable montrent que la série en a encore sous le capot. Même si le rôle secondaire de Ryu peut frustrer, les sensations de jeu compensent largement. Ce n’est peut-être pas la perfection de Ninja Gaiden Black, mais c’est clairement un grand pas vers le haut.
