Si Silent Hill f vous a ouvert l’appétit sans complètement le rassasier, un autre jeu indépendant pourrait bien faire l’affaire. Welcome to Doll Town, du studio Bad Wish Games, s’annonce comme une lettre d’amour tordue aux survival horrors à l’ancienne, avec son ambiance PS1, ses décors délabrés et ses secrets bien glauques.
Une ambiance à la Silent Hill dans un Japon rural rongé par l’oubli
L’histoire prend place dans un village japonais oublié, autrefois renommé pour ses poupées artisanales. Aujourd’hui, le lieu n’est plus qu’un écho désolant de lui-même, rongé par une atmosphère malsaine qui évoque fortement l’univers de Silent Hill. Le joueur incarne Yumi, une étudiante discrète qui accepte un petit boulot dans la seule supérette du coin. L’occasion parfaite pour découvrir peu à peu les recoins sinistres du patelin, entre rues désertes, écoles abandonnées, usines rouillées et sanctuaires oubliés.
Dès les premières images, Welcome to Doll Town donne une impression de malaise tranquille, ce genre d’inquiétude rampante propre aux meilleurs survival horror des années 90. L’esthétique rétro façon PSX accentue encore cette sensation de déréalisation, de rêve qui tourne au cauchemar. On pense forcément à Silent Hill premier du nom, ou au moins à ses itérations PS2.
Un gameplay classique, mais soigné, dans un univers mystérieux
Sur le plan du gameplay, Bad Wish Games reste dans les clous du genre avec une formule éprouvée : exploration, énigmes, phases narratives en vue à la troisième personne. Pas de système de combat surboosté ou d’artifices modernes envahissants, ici on mise tout sur l’ambiance et la montée en tension. L’équipe semble clairement vouloir faire honneur à un rythme lent mais payant, où chaque pas dans la brume peut mener à une vérité plus dérangeante.
Le jeu fait aussi la part belle à la narration environnementale. Visiblement, le scénario tourne autour d’un amour maudit, de décès inexpliqués et d’un lien malsain avec les fameuses poupées qui firent jadis la fierté de la ville. Tout est là pour raviver le frisson psychologique cher aux amateurs du genre.
Un avant-goût déjà disponible sur Steam
Même s’il ne sortira officiellement que le 13 février 2026, Welcome to Doll Town propose déjà une démo gratuite sur Steam. De quoi se plonger dès maintenant dans ce monde envoûtant et oppressant. Bad Wish Games partage également des visuels, des extraits de cinématiques et des points de développement sur Twitter, permettant de mieux cerner la direction artistique et les ambitions du studio indépendant.
Ce genre d’initiative mérite d’être soutenu — non seulement parce qu’elle tient ses promesses esthétiques, mais aussi parce qu’elle montre qu’il y a encore de la place pour des horrors lents, atmosphériques et franchement glauques dans le paysage vidéoludique actuel.
À surveiller de près si vous aimez :
- Silent Hill (évidemment)
- Les esthétiques PSX et survival horror old-school
- Les mystères psychologiques à révélation progressive
- Les ambiances japonaises rurales et surnaturelles
Ce n’est qu’un début, mais l’univers proposé semble suffisamment intrigant pour éveiller l’intérêt des fans de frissons numériques.

